Petit peintre du Rajasthan (Le)

Réalisé par Rajkumar Bhan (2007)

Drame
Petit peintre du Rajasthan (Le)
Durée 87 minutes
Sortie 10/01/2007
Note 6/10

Le père d'Anirudh passe tous les jours sept heures dans les transports pour se rendre à son travail à Bombay. Son rêve est de progresser suffisamment pour pouvoir se permettre de louer un logement dans la métropole. Lorsque des émeutes éclatent dans sa ville de Poona et qu'il doit partir en Angleterre pour un déplacement professionnel, le père laisse Anirudh chez sa grand-mère dans la ville provinciale de Shekhawati. L'adolescent découvre alors un monde et des traditions qui lui étaient jusqu'alors étrangers.

La critique

Par Tootpadu 05/01/2007

L'Inde subit des bouleversements économiques et sociaux profonds depuis quelques années. D'un point de vue français, c'est d'abord le volet de la délocalisation et de l'émergence économique qui préoccupe, et puis seulement, d'une façon presque anecdotique, la confrontation entre la culture traditionnelle et un style de vie occidental. Ce film indien, déstiné en priorité au marché international en vue de sa durée et de l'absence de séquences chantées, se penche justement sur le conflit entre les générations et leurs conceptions diamétralement opposées de la vie.
Marqué par une simplicité désarmante mais pas tout à fait innocente, le récit beau et tendre évoque la découverte de la tradition et de l'art à travers les yeux d'un enfant auparavant embrigadé dans la philosophie de la réussite professionnelle. Il y est beaucoup question de rêves, de ceux que le père veut imposer à son fils, de ceux que ce dernier apprend à imaginer et à réaliser par lui-même, et puis, de prémonitions en vue des réprimandes du père. Si narrativement, les séquences oniriques ne font pas vraiment preuve de finesse, l'idéalisme modéré qui anime le film dans son ensemble est déjà plus réjouissant. Une grande tranquilité d'esprit émane en effet de la relation entre la grand-mère et son petit fils, le genre de complicité bienveillante qui peut rappeler de bons souvenirs d'enfance à ceux et celles qui ont eu la chance d'avoir des grands-parents attentionnés.
En dépit de ses maladresses narratives et de sa description peut-être un peu limitée de la société indienne (le père ambitieux et sévère, la mère effacée et docile), c'est un film intéressant qui apporte sa pierre modeste à l'édifice de la compréhension entre les différents peuples et cultures.

Vu le 4 janvier 2007, au Club Publicis, en VO

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

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