Dernier testament (Le)
Réalisé par Lynne Littman (1984)
| Durée | 90 minutes |
| Sortie | 13/06/1984 |
| Note | 8/10 |
Carol Wetherly habite avec son mari Tom et leurs trois enfants dans la petite ville californienne de Hamelin. Alors que Tom est en voyage d'affaires à San Francisco, Carol et les enfants apprennent avec stupeur par la télévision que New York a été détruite par une bombe atomique. Quelques instants plus tard, une autre attaque nucléaire se produit sur la côte ouest. Même si Hamelin n'a pas été touché directement, Carol et les autres habitants se demandent comment ils vont faire pour survivre, avec des provisions qui s'amenuisent de jour en jour et surtout face à la radiation qui rend tout le monde malade, en premier les enfants.
Les critiques
Par Tootpadu 04/01/2008
Le Dernier testament ne se préoccupe guère de ces considérations belliqueuses. Il ne montre point l'aspect militaire de tels événements, ni l'impact qu'ils auraient sur des peuples, voire des continents entiers. L'échelle à laquelle évolue le récit est infiniment plus intimiste. Le héroïsme de cette famille face à l'impensable ne s'articule pas à travers des actes démesurés et un rôle de leader de la collectivité déboussolée. Leur combat pour la survie a lieu à un niveau bien plus modeste, mais du coup aussi plus accessible. Face à un ennemi invisible mais implacable dans sa cruauté meurtrière, Carol et sa famille attendent la mort certaine avec un stoïcisme qui force l'admiration.
La conclusion inévitable de l'histoire la rend profondément triste. L'espoir d'une fin heureuse ou d'une solution miracle qui renverserait la tendance dévastatrice de l'intrigue n'ont pas le droit d'exister dans le cadre d'un monde apocalyptique. Le courage artistique de préserver la pureté atroce de son histoire de la part de la réalisatrice Lynne Littman et du scénariste John Sacret Young est encore renforcé par la dignité avec laquelle ils décrivent la lente décomposition du noyau familial. Certes, ils gardent un minimum d'idéalisme en évitant l'anarchie à cette communauté rurale plutôt préservée. Mais ils captent avec une justesse déchirante les étapes successives de cette tragédie humaine sans issue.
Enfin, l'interprétation magistrale de Jane Alexander dans le rôle de la mère et la bande originale discrète et belle de James Horner placent ce film parmi les plus tristes que nous avons vus à ce jour !
Revu le 25 septembre 2007, en DVD, en VO
Revu le 3 janvier 2008, en DVD, en VO
Par Mulder 05/03/2004