Conference-de-Presse

Conférence de presse Jurassic World

Lundi 8 Juin, 23h27 Paris, Hotel Le Bristol 29/05/2015

Nous avons été conviés vendredi 29 mai à assister à la conférence de presse du film très attendu Jurassic World.

Le réalisateur Colin Trevorrow et les comédiens Chris Pratt, Bryce Dallas Howard et Omar Sy étaient présents.

Voici notre vidéo :

Synopsis du film :
L'Indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié, pure création de la scientifique Claire Dearing, sème la terreur dans le fameux parc d'attraction. Les espoirs de mettre fin à cette menace reptilienne se portent alors sur le dresseur de raptors Owen Grady et sa cool attitude.

l’excellente bande annonce :

Q : Et pour vous Chris, que vous souvenez vous de votre première expérience ?

Pratt : Je l'avais aimé ... C'était bien ... C'est vrai que moi aussi je me souviens, j'avais à l'époque 13 ans, lorsque j'ai vu Jurassic Park, c'était le premier grand film que je voyais. Et c'est vrai qu’être un acteur pour gagner sa vie et bien c'est un rêve, mais quand en plus on fait partie d'une telle aventure, d'un film icône, évidemment c'est encore plus extraordinaire. Je me souviens aussi lorsque j'ai vu Jurassic Park, j'attendais ce film avec impatience parce que bien sûr je connaissais Steven Spielberg, les Goonies, E.T etc.. donc c'était incroyable. L'idée aujourd'hui de participer à la suite de cette aventure, eh bien c'est un immense honneur. Et d'avoir vu que c'était un très beau film, ça a été aussi un grand soulagement. Donc je suis très fier d'avoir participé à cette aventure et aussi on a eu la chance que Colin avait tout ce matériel, pendant un an il s'enferme presque dans un bunker pour monter ce film, et ce film aujourd'hui plaira à tous les gamins de 13 ans.

Sy : Forcément mais je crois que l'on est très peu à ne pas avoir apprécié ce film. C'est un film qui a marqué une génération, qui est pile dans la génération de nous tous ici et c'est les premiers films que l'on choisit d'aller voir. Moi j'avais 15 ans à l'époque, ça fait partie des premiers films que l'on choisit tout seul, ce n’est pas des films qui nous sont imposés, c'est des films que l'on décide d'aller voir. Je me souviens y être allé avec une bande de potes et c'était juste incroyable visuellement ce que l'on a vécu c'était carrément historique. On s'est pris ce film en pleine tête avec tout ce que ça comporte, un vrai divertissement où l'on flippait et visuellement on était bluffé, et aussi avec beaucoup d’humour donc oui ça fait partie de ces films qui nous marquent en tant qu'adolescents. C'est vrai qu'après se retrouver sur le tournage de ce film là et de participer à cette aventure c'était quelque chose d'assez exceptionnel et d'assez énorme.


Q : J'imagine qu'il y a une partie du tournage qui a été faite en studio, mais il y a une partie qui a l’air d’être faites dans des décors naturels, est-ce que le tournage a été éprouvant parce que vous courez tous beaucoup ?

Trevorrow : C'est vrai que c'était plus facile pour moi parce qu'évidemment je n'avais pas à courir dans la jungle. C’est vrai, cela s'est passé de façon étonnamment fluide ou facile. Alors oui bien sûr nous avons été dans la jungle, nous avons tourné la nuit, nous avons aussi connu un soleil très fort, la Nouvelle Orléans bien sûr où il y avait évidemment tout ce set qui avait été reconstruit méticuleusement par des équipes. Mais je crois que toutes les équipes et tous les acteurs étaient tellement dans le plaisir et le bonheur de faire partie de ce film, d'être derrière là cette création, je crois que je ne pourrais pas dire qu’il y ait autre chose que un plaisir pur en souvenir de ce tournage.

Howard : C'est vrai qu'en général dans les films les personnages ont toujours un costume, un objet, qui en fait de façon métaphorique les représente. Et bien pour moi, Claire, c'est ses talons. Voilà parce qu'au début du film on la voit la chemise bien boutonnée, assez sévère, et qui en fait à travers sa quête du profit peut abandonner ou oublier sa part d'humanité. Plus l'histoire évolue, plus on voit Claire évoluer. C’est vrai quand elle arrive dans la jungle et bien, la blancheur de ses vêtements n'est plus immaculée, elle devient pleine de boue, ses vêtements sont déchirés, elle a des bleus partout, elle est sale, elle est puante, elle sue, mais elle garde ses talons hauts. Donc à la fin du film, quand on la voit comme ça faire un sprint de dingue perchée sur ses talons hauts, pour moi cette image la représente avec sa force et sa puissance. C'est son côté à elle qui montre que c'est une véritable héroine, une guerrière. Donc, moi aussi en tant qu'actrice j'ai dû faire ce voyage, et devenir aussi bad ass que justement mon personnage.

Pratt : C'était bien parce qu'il n'y avait pas évidemment que des scènes où je courais. Ce qui est intéressant c'est que certains jours on alternait les scènes physiques, d'action, et les scènes où justement il y avait une interaction avec les autres acteurs, et je crois que c'était très intéressant parce que si je n'avais fait que les scènes sans arrêt physiques j'aurais été épuisé, si je n'avais fait que des scènes de dialogues intenses etc j'aurais été épuisé. Donc tout l'ensemble était de trouver ce juste équilibre entre l’exercice physique et l’exercice mental. J'aime ça et si j'avais donc dû faire un marathon de dialogues j'aurais été épuisé, mais c'était parfait.

Q : Omar, vous étiez aussi épuisé lorsque vous courriez derrière ces raptors ?

Sy : Non pas du tout épuisé parce que j'ai eu beaucoup moins à courir qu'eux deux. Mais en plus je crois qu'en acceptant de faire ce film là , on est préparés à ça. Mais quelque part c'est ce qu'il y a d'excitant de faire un film comme ça où l'on court, où on est poursuivi par des choses, où l'on doit se cacher, l'on doit avoir peur, c'est aussi ça de faire ce genre de films là. En tous cas moi en tant qu'acteur c'était un plaisir d'être dans un film comme celui là, et si j’ai accepté ce film c'est aussi pour pouvoir jouer ça pleinement. C'était hyper excitant et comme le disait Colin tout à l'heure, ça a été que du plaisir vraiment.

Q : Bonjour, j’ai une double question pour Colin. Quelle avait été la participation et comment s'est passé votre collaboration avec Phil Tippett ? Quelle est la part d'animatronics et la part de 3D dans le film ? Sachant qu'en plus dans le film un personnage dit qu'il y a vingt ans il y avait de vrais dinosaures, on se pose un peu la question si les « vrais » étaient faits en animatronics.

Trevorrow : c’est vrai que Phil Tippett qui supervise les effets visuels a été d'une grande aide pour ce film parce qu'il connaît parfaitement le comportement animal, et il est lui-même quelque part un raptor, il a ses instincts très puissants quant à leur physicalité, leurs mouvements, et donc il est arrivé à les rendre en fait tout à fait réels et à montrer derrière leurs mouvements quelles étaient leurs motivations. Dans Jurassic World je voulais que les raptors soient perçus à un niveau différent. Vous savez ce sont de vrais acteurs, c'est de la motion capture, donc on voulait montrer des mouvements animalistes qui soient différents des films précédents, mais en même temps je ne voulais pas non plus aller trop loin dans ce sens-là parce que je voulais aussi montrer les raptors tels que lui les avait quelque part inventés et mus vingt ans auparavant. Pour en revenir aux animatronics, en fait nous avons utilisé diverses techniques dans ce film. Mais nous avons utilisé les animatronics au moment où nous voulions vraiment être en close-up, être près de l'animal, pouvoir le toucher, avoir ce sentiment-là. Et puis nous avons aussi fait des maquettes comme par exemple dans les scènes où Omar touche l'animal lui-même. C'est vrai qu'on a atteint un point en technologie où il y a quelque chose d'extraordinaire mais en même temps en ce qui concerne les animatronics, on montre la tête, les pieds et pour rendre de façon tout à fait crédible et touchante il fallait vraiment de très très grands artistes qui viennent sur le tournage, et je dois dire qu'en hommage à Winston en particulier, on a réuni vraiment une A team pour justement créer ces effets si particuliers et si intéressants.

Q : Pendant le tournage, vous avez teasé des éléments en rapport avec le premier film, notamment autour de la scène de fuite avec la bombe de mousse à raser, j’aimerais savoir si ce sont des éléments qui ont été coupés ou abandonnés ? Peut-être aura t’on la chance de les voir parmi les scènes coupées par la suite ?

Trevorrow : Je vous le dis tout de suite, le premier montage faisait 2h10, le film que vous avez vu fait 2h, donc je vous garantis qu'il n'y a nulle part une version cachée qui pourrait faire 3h. Et puis lorsqu'on est avec quelqu'un comme Steven Spielberg et bien vous savez que lui ne veut donner que l'information nécessaire, donc c'était très intéressant à ce niveau. Quant à la mousse à raser... je faisais très attention au fait que je ne voulais pas puiser dans le sentimentalisme et les souvenirs du premier. Je voulais faire un film différent, un film audacieux où certes les fans tels que vous êtes pourraient puiser les références au premier mais qu'en même temps ceux qui découvriraient Jurassic World pour la première fois ce serait une expérience extraordinaire et nouvelle pour eux.

Q : Le premier film montrait une science plutôt positive mais le deuxième montre une génétique qui nous échappe un peu et fait de nous des apprentis Sorcier. Concernant l’animalité qui est en nous comment que montre le film ?

Trevorrow : On peut considérer que ça fait partie du film, mais moi ce qui était surtout important pour moi c'était de montrer le côté négatif de cette chasse au profit, à l'argent, qui elle, justement, nous vole notre humanité. D'ailleurs le personnage de Claire est le symbole de cela. Justement lorsque l'on voit l'Indominus Rex, il est le symbole de ce désir de satisfaire le client, ou bien, justement, l'argent. Donc je crois que s'il y a un message, et je ne veux pas qu'il y ait de message ici et je ne sûrement suis pas là pour prêcher les messages, c'est que nous sommes devenus insensibles aux miracles de la Nature et à la beauté de la Nature qui nous entoure. Nous oublions souvent que nous sommes ici que depuis très peu de temps sur cette planète alors que les dinosaures y étaient bien avant nous. Et donc avant que les choses nous divisent, il y avait quelque chose en commun entre nous tous, c'étaient ces dinosaures.

Howard : On dit toujours que la partie la plus ancienne de notre cerveau, c'est le cerveau reptilien, qui est la source de nos peurs, de nos instincts, donc il est intéressant d'imaginer, comme le faisait Michael Crichton dans ses romans, le what if , le et si ? : et si l'Homme et le Dinosaure coexistaient ? Alors la réponse bien sûr c'est que les dinosaures boufferaient les hommes... Mais ce qui est intéressant c'est que lorsque l'on voit ces créatures, on se rend compte à quel point nous-même nous sommes des créatures primitives, des créatures animales, et finalement pas si différentes de ces créatures mythiques. Nous sommes en partie des animaux c'est vrai et nous sommes des créatures reptiliennes.

Pratt : J'adore comment cela sonne lorsque j'entends les réponses en français. Cela sonne si bien, tellement mieux qu'en anglais. Vous parlez bien sûr des dinosaures mais pour moi il y a une chose qui est formidable dans ce film, c'est qu'au coeur du film il y a évidemment la relation humaine entre tous ces personnages, et notamment entre le personnage de Claire et le mien, parce que même s'ils avaient des animaux spectaculaires et extraordinaires, ce qui compte dans toute histoire, ce sont justement les relations humaines. Mon personnage Owen essaie justement de faire ressurgir la part animale qu'il y a en Claire. D'ailleurs toute la situation fait que cela arrive et le permet parce que je voulais montrer qu'il y a en Claire cette mentalité de guerrière. D'ailleurs quand elle a ses gestes si héroïques, l'on voit sa part animale qui surgit, c'est vrai qu'il y a ce moment extrêmement sexy, inattendu, romantique, où justement elle se lâche. Alors, Owen si je puis dire, il a un respect absolu de la vie animale, de l'ordre naturel des choses, c'est quand elle accepte sa part animale que tout cela prend sa réalité.

Avec nos Dinosauresques remerciements à Florence Debarbat et Youmaly Ba du Service Presse Universal. Textes recueillis, photos et vidéo : Mulder

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