Capitaine Sky et le monde de demain
Réalisé par Kerry Conran (2005)
Science-fiction
| Durée | 106 minutes |
| Sortie | 16/03/2005 |
| Note | 5/10 |
New York dans les années 30. Alors que des scientifiques renommés commencent à disparaître et que Manhattan est attaqué par des machines volantes et de gigantesques robots, le reporter Polly Perkins décide d'enquêter. Elle est aidée par l'héroïque pilote capitaine Sky. Ils découvrent que la personne qui est derrière ce complot est le Dr. Totenkopf. Son but est la destruction du monde...
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 29/03/2005
Une fois le premier émerveillement devant l'aspect visuel stylisé du film passé, ce dernier peine un peu trop à être autre chose qu'un hommage moyennement inspiré aux séries B d'aventure, de guerre et d'espionnage d'un autre temps. Si l'unité du ton visuel est plutôt appréciable sur la durée, la disparité des éléments narratifs laisse déjà plus à désirer. Le look rétro conjugué avec une certaine aisance n'arrive alors plus à compenser la faiblesse rapidement apparente du scénario.
Mais ce malaise du récit, constamment tiraillé entre une approche comique ou plus sérieuse, dans la veine des épopées d'aventuriers sans peur, il serait injuste de lui faire porter la seule responsabilité de ce demi-échec. Car un casting pour le moins contestable freine également de façon considérable l'envol de ce conte qui se voudrait spectaculaire et ingénieux, mais qui est, au contraire, le plus souvent pompeux et superficiel. La tension retombe d'ailleurs dès l'apparition de Jude Law en héros et séducteur pas tellement crédible. Est-ce en raison d'une surreprésentation sur nos écrans cette année ou parce que ce rôle manque de profondeur et de charme ? Toujours est-il que Law ne gouverne jamais le film, qu'il est au mieux un élément du décor agréable à regarder, mais loin d'être fascinant en comparaison avec les exploits du côté des effets spéciaux. De même, sa relation avec le personnage de Gwyneth Paltrow ne fait point le poids, tellement ce couple mal assorti n'est qu'une très pâle copie des combinaisons légendaires de la grande époque de Hollywood. A ce sujet, la journaliste impertinente et passablement arrogante devient vite ennuyeuse, plombée de surcroît par une blague récurrente forcée (les deux prises qui restent sur son appareil de photo). Là encore, Gwyneth Paltrow reste au niveau très moyen de son partenaire, avec un jeu contraint, dépourvu de la moindre étincelle.
Mais tout n'est pas que de la médiocrité ici, puisque la courte apparition d'Angelina Jolie, une bande originale qui sonne suspicieusement comme les compositions, pour le même genre, d'un certain John Williams, et le décor en images de synthèse un peu répétitif, mais néanmoins beau, permettent de passer un moment assez plaisant. Il est seulement dommage, qu'à la manière d'un Immortel, les prouesses techniques écrasent, sans trop d'effort, certes, l'histoire insignifiante et convenue.
Mais ce malaise du récit, constamment tiraillé entre une approche comique ou plus sérieuse, dans la veine des épopées d'aventuriers sans peur, il serait injuste de lui faire porter la seule responsabilité de ce demi-échec. Car un casting pour le moins contestable freine également de façon considérable l'envol de ce conte qui se voudrait spectaculaire et ingénieux, mais qui est, au contraire, le plus souvent pompeux et superficiel. La tension retombe d'ailleurs dès l'apparition de Jude Law en héros et séducteur pas tellement crédible. Est-ce en raison d'une surreprésentation sur nos écrans cette année ou parce que ce rôle manque de profondeur et de charme ? Toujours est-il que Law ne gouverne jamais le film, qu'il est au mieux un élément du décor agréable à regarder, mais loin d'être fascinant en comparaison avec les exploits du côté des effets spéciaux. De même, sa relation avec le personnage de Gwyneth Paltrow ne fait point le poids, tellement ce couple mal assorti n'est qu'une très pâle copie des combinaisons légendaires de la grande époque de Hollywood. A ce sujet, la journaliste impertinente et passablement arrogante devient vite ennuyeuse, plombée de surcroît par une blague récurrente forcée (les deux prises qui restent sur son appareil de photo). Là encore, Gwyneth Paltrow reste au niveau très moyen de son partenaire, avec un jeu contraint, dépourvu de la moindre étincelle.
Mais tout n'est pas que de la médiocrité ici, puisque la courte apparition d'Angelina Jolie, une bande originale qui sonne suspicieusement comme les compositions, pour le même genre, d'un certain John Williams, et le décor en images de synthèse un peu répétitif, mais néanmoins beau, permettent de passer un moment assez plaisant. Il est seulement dommage, qu'à la manière d'un Immortel, les prouesses techniques écrasent, sans trop d'effort, certes, l'histoire insignifiante et convenue.
Vu le 29 mars 2005, au MK2 Bibliothèque, Salle A, en VO
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10