Stage beauty

Réalisé par Richard Eyre (2005)

Drame historique
Stage beauty
Durée 110 minutes
Sortie 02/03/2005
Note 5/10

Dans le Londres du XVIIe siècle, Edward Ned Kynaston est la " femme " la plus célèbre d'Angleterre. À cette époque, les femmes n'ont pas le droit de jouer sur scène, situation dont Ned profite, faisant usage de sa beauté et de son habileté à interpréter avec brio les grands rôles de femmes. Mais le roi Charles II, las de voir toujours les mêmes comédiens dans les mêmes tragédies, décrète que les femmes ont dorénavant le droit de monter sur scène et que les hommes ne pourront plus interpréter des rôles féminins. Cette décision royale bouleverse la vie de Ned qui perd sa position privilégiée de " femme " la plus désirable de Londres.
(Source Allociné)

La critique

Par Tootpadu 18/03/2005

Il est souvent question de changements de genre dans cette comédie située dans le monde du théâtre. Et pourtant, les différentes variations que nous propose le film sur ce thème pas vraiment novateur ne s'avèrent pas toujours concluantes. L'homosexualité est ainsi abordée de façon plus directe que dans Shakespeare in Love, l'oeuvre-soeur impossible à ignorer, juste pour finir sur les mêmes conclusions de culpabilité et de rapport imposé qui faisaient déjà les joies du cinéma réactionnaire des décennies passées. De même, les différences entre les femmes et les hommes ne sont gratifiées que d'un traitement de basse comédie, au lieu d'en tirer des réflexions pertinentes. En somme, les frontières s'effacent quelque peu avec un Billy Crudup qui n'a pas grand-chose d'une femme et une Claire Danes dont les traits peu fins sont accentués jusqu'à lui enlever pratiquement toute beauté.
Il y a certes de rares moments d'esprit, surtout issus d'un scénario qui cultive les répliques brillantes. Mais en dehors de deux séquences plutôt ratées (celle du premier affrontement entre l'ancienne servante et la vedette dans la loge, à la caméra trop mobile, et celle plus loin dans la cour lorsque les amis de Mlle Hughes demandent à Kynaston de devenir son tuteur, particulièrement mal montée), l'impression dominante qui se dégage de ce film à costumes conventionnel, c'est de n'avoir pas réellement su s'approprier son sujet.

Vu le 17 mars 2005, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 7, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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