
| Titre original: | Moi, Tonya |
| Réalisateur: | Craig Gillespie |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 121 minutes |
| Date: | 21 février 2018 |
| Note: |
En 1994, le milieu sportif est bouleversé en apprenant que Nancy Kerrigan, jeune patineuse artistique promise à un brillant avenir, est sauvagement attaquée. Plus choquant encore, la championne Tonya Harding et ses proches sont soupçonnés d'avoir planifié et mis à exécution l'agression…
“I've had nothing but bad luck
Since the day I saw the cat at my door
So I came here to you, sweet lady
Answering your mystical call” – Cliff Richard
Certains films s’imposent dès leur découverte comme de véritables chefs d’œuvre intemporels tant ils sont portés par tout ce que nous aimons dans le cinéma ; un scenario parfaitement maitrisé, une réalisation audacieuse et surtout un casting ambitieux. Moi Tonya montre non seulement que Margot Robbie remarquée dans Le Loup de Wall Street (2013), Suite française (2015), Diversion (2015, Suicide Squad (2016) et surtout le très réussi Goodby Christopher Robin (2017) est une vraie comédienne et non un simple second rôle féminin au physique parfait. Si Suicide Squad avait autant fonctionné au cinéma ce n’est guère par son scénario poussif et imparfait mais par la présence de celle-ci dans le rôle d’Harleen Quinzel (Harley Queen). Co-productrice et comédienne de Moi, Tonya si le film est réussi et capte dès la première scène notre attention c’est en partie dû à son rôle très inspiré de Tonya Harding.
Dès la première image du film nous informant que Moi, Tonya est en partie tiré d’éléments réels, le scénario de Steven Rogers (PS i love you (2007), Kate & Leopold (2002) réussit à capter totalement l’ambiance des années 90 et à nous raconter une histoire surréaliste et pourtant réaliste dans laquelle une jeune patineuse se fait attaquer sauvagement par des hommes de mains engagés par un proche du mari de Tonya Harding. Rocambolesque cette affaire aurait pu donner un film quelconque voire transparent si le scénario parfaitement ciselé et la réalisation n’avaient bousculé aussi bien sur les règles mises en place par le cinéma en terme de biopic et de manière de raconter une histoire trop convenue.
Le réalisateur Craig Gillespie (Mr Woodcock (2007), Fright Night (2011),The finest hours) livre ici tout simplement son meilleur film et surtout donne à la comédienne Margot Robbie enfin la possibilité de montrer qu’elle a l’étoffe nécessaire des meilleures comédiennes actuelles. On sent que celle-ci s’est longuement documentée pour livrer une composition réaliste et montrer ainsi les nombreuses fêlures de son personnage. Le film nous présente son personnage de son enfance à son déclin et à son procès qui lui a interdit de continuer sa carrière de patineuse. Sans aucun manque de rythme et avec un humour omniprésent on assiste ainsi au déclin d’une grande patineuse ayant une mère surprotectrice et un mari violent.
On retrouve autour de la comédienne Margot Robbie Allison Janney (LaVona Harding), Sebastian Stan (Jeff Gillooly), Paul Walter Hauser (Shawn Eckhardt), Julianne Nicholson (Diane Rawlinson), Mckenna Grace (Tonya Harding jeune), Caitlin Carver (Nancy Kerrigan), Bojana Novakovic (Dody Teachman). Un casting parfaitement construit pour donner à cette histoire toute sa crédibilité. L’autre force de ce film est également sa bande son composée des hits indémodables notamment de Cliff Richard , Bad Company , Dire Straits , En Vogue , Supertramp , Chris Stills , Fleetwood Mac), Heart, Laura Branigan et Siouxsie And The Banshees
Vu le 15 janvier 2018 à l’UGC Normandie, salle 01, en VO
Note de Mulder: