Amazonia

Réalisé par Thierry Ragobert (2013)

Aventure
Amazonia
Durée 83 minutes
Sortie 27/11/2013
Note 7/10

À la suite d'un accident d’avion, un jeune singe capucin né en captivité se retrouve brutalement seul et désemparé au cœur de la forêt amazonienne. Il va devoir apprendre à se protéger de la férocité implacable d’une nature toute puissante. Sans repères et confronté aux mille et un périls de l'immensité verte, il lui faudra s’adapter à cet univers inconnu, grouillant, foisonnant, souvent merveilleux mais aussi étrange et hostile.  Héros d'une extraordinaire aventure qui lui fera affronter non seulement ses semblables mais aussi des prédateurs redoutables, des végétaux toxiques et l'Amazone en crue, il va entamer un long voyage qui lui permettra de découvrir enfin sa seule chance de survie : une place parmi les siens… 

La critique

Par Mulder 29/12/2013

Le concept de Amazonia tranche littéralement avec les autres documentaires animaliers vus en 2013 et le film s’affirme comme étant une de bonnes surprises de cette fin d’année. Alors que la plupart des documentaires placent leur point de vue du regard d’un homme, celui-ci se focalise sur celui d’un capucin. Thierry Ragobert nous propose donc pour son troisième long métrage animalier (après La planète blanche (2006), Tara, voyage au cœur de la machine climatique (2008)) une immersion en pleine Amazonie.

Comme dans chacun de ses films, le réalisateur n’oublie pas qu’un documentaire doit aussi avoir une valeur éducative et toucher un public de tout âge. Il s’entoure pour cela de la même équipe que pour son film La Planète Blanche et nous propose ainsi une fiction que n’aurait pas renier Rudyard Kipling (Le livre de la jungle (1894)). Il lui aura fallu plus de deux ans pour venir à bout de ce projet. Le fait d’avoir utilisé le procédé 3D renforce ce sentiment de vivre avec ce jeune capucin cette aventure. En suivant cette plongée dans de superbes paysages, nous oublions l’exploit que cela constitue de réaliser une telle fiction documentaire dans un milieu sauvage et dangereux.

Nous suivons donc avec intérêt ce petit singe et sa confrontation avec de nombreux obstacles aussi bien animaliers que naturels telle une rivière sauvage ou un anaconda. Il apprend ainsi à dompter cette forêt amazonienne au grès des différentes rencontres. Il y survivra en observant son entourage et en apprenant continuellement. Le capucin est considéré par beaucoup de scientifiques comme l’un des singes les plus intelligents. Cela explique que l’ on a recourt à eux pour aider les personnes handicapés (revoir Incidents de parcours (1988)). Amazonia est attachant notamment par le fait qu’il permet de suivre ce cebus qui démontre un véritable talent d’adaptabilité et d’intelligence.  Ce récit utilise également parfaitement la musique du compositeur Bruno Coulais (que nous avons eu la chance de rencontrer début octobre)

Ce film animalier devrait être présenté à toutes les écoles pour son approche pédagogique autant respectable envers la nature que pour mieux rappeler l’importance de l’Amazonie dans notre environnement.  Ce film nous propose une invitation au voyage que nous ne pouvons pas refuser.

Vu le 2 décembre 2013 au Gaumont Champs-Elysées Ambassade, Salle 06, en VO

★★★★★★★☆☆☆ 7/10

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