American Nightmare
Réalisé par James DeMonaco (2013)
| Durée | 86 minutes |
| Sortie | 07/08/2013 |
| Note | 4/10 |
Dans une Amérique rongée par une criminalité débridée et des prisons surpeuplées, le gouvernement a donné son accord pour qu’une fois par an, pendant 12 heures, toutes activités criminelles, meurtres inclus, soient légalisées. La police ne peut intervenir. Les hôpitaux suspendent leurs services. Une nuit durant, les citoyens sont à même de définir leurs propres règles et de faire leur propre loi, sans avoir à craindre de sanctions. Au cours d’une telle nuit hantée par la violence et le crime, une famille va devoir faire un choix – bourreau ou victime ? – face à un inconnu venu frapper à sa porte.
La critique
Par Mulder 28/08/2013
Le réalisateur James DeMonaco semble être très influencé par l’oeuvre de John Carpenter. Après avoir été scénariste et co-producteur du remake du film culte Assaut de Carpenter (Assaut sur le central 13, déjà avec l’acteur Ethan Hawke), il nous propose toujours dans la même veine son second film American nightmare.
L’idée de base sur le papier était plutôt intéressante. Ainsi dans un futur pas si lointain, le gouvernement américain accorde une fois par an et pendant douze heures une liberté totale pour toutes les activités criminelles, meurtres compris et cela dans le but de désengorger des prisons surpeuplés (on notera que cette thématique d’une point de vue très relatif est déjà d’actualité). Dans ce cadre, une famille américaine aisée en sauvant la vie d’un jeune afro-américain involontairement va se retrouver confronter à une horde de délinquants psychopathes dont leur leader a trop regardé Dark Knight au point de se croire pour le Joker (Rhys Wakefield en roue libre et dont le jeu très limité devient très irritant)
Le producteur Jason Blum (via sa société Blumhouse Productions) est spécialisé dans des micro-budgets et dans des films avec peu de changements de décors comme en témoignent l’excellent Insidious et le regardable Sinister. Cette fois, il s’est associé avec la société de production de Michael Bay (Platinium Dunes) pour nous livrer un film sans saveur et guère réussi. Certes son budget de 3 millions de dollars et un excellent démarrage aux Etats-Unis (30 millions de recettes le week end de sa sortie) permet à ses producteurs de rentrer dans leur frais mais cela au détriment d’une réalisation impersonnelle.
Le manque de rebondissement, une direction d’acteurs demandant à être revue et des acteurs guères convaincants font de ce film une vraie purge (comme quoi, le titre américain de ce film n’est pas erroné !). Il est aussi assez triste de se rendre compte que l’acteur Ethan Hawke semble se contenter de production de séries B aussitôt consommée, aussitôt oubliée alors qu’il mériterait d’avoir une carrière américaine plus dense. Le film aurait ainsi gagné en qualité si il avait été réalisé par un des maîtres de l’horreur tel le sus nommé John Carpenter. Dans le cas présent, le réalisateur semble se contenter de respecter le cahier des charges guère fourni et proposer un petit film d’horreur qui ne restera pas dans nos mémoires.
Certes le climat social et l’excellent démarrage auraient pu permettre avec un scénario nettement plus travaillé de donner naissance à un film d’anticipation de qualité. Le format du scénario aurait nettement plus convenu à un court métrage voire à un des segments d’un film à sketchs. Dans le cas présent, on a l’impression d’avoir été pris au piège et d’assister sur grand écran à un direct-vidéo de période estivale…
Vu le 08 aout 2013 au Gaumont Disney Village, Salle 16, en VF