Upside down
Réalisé par Juan Solanas (2013)
| Durée | 109 minutes |
| Sortie | 01/05/2013 |
| Note | 7/10 |
Deux planètes tournent dans un mouvement parfaitement symétrique autour du même soleil. Il y a le monde d’en haut, des riches et puissants, et le monde d’en bas, démuni et exploité par son pendant lumineux. Chaque habitant dépend de la gravité de son monde d’origine. Aucun objet ne peut durablement changer d’univers. Les rares liens entre ces deux civilisations distinctes sont sous le contrôle de la compagnie Transworld. Quand Adam Kirk d’en bas rencontre au sommet de la plus haute montagne Eden Moore d’en haut, les jeunes amoureux devront franchir d’innombrables obstacles avant que leur ardeur sentimentale ne réconcilie leurs mondes que tout oppose.
Les critiques
Par Mulder 20/05/2013
Le film repose sur une idée très originale. En effet, dans un univers semblable à notre terre vit un jeune homme ordinaire, Adam (Jim Sturgess) qui tente survivre dans un monde détruit par la guerre et dans lequel il a perdu un être chère. Il reste hanté par le souvenir d’une magnifique jeune fille venant du monde d’en haut : Eden (Kirsten Dunst). Dans cet univers, son monde se trouve juste au-dessus de celui d’Adam. Mais cette proximité est pourtant trompeuse : l’entrée dans son monde lui est strictement interdite et la gravité de la planète d’Eden rend toute tentative extrêmement périlleuse. Ce conte fantastique par son monde onirique est l’un des plus originaux que nous avons pu voir au cinéma depuis longtemps. Nous sentons bien que Juan Solanas s’est totalement investi et battu pour que son film puisse voir le jour et pour qu’il puisse exercer un contrôle total pour que son scénario ne soit pas dénaturé. Pourtant, à cause d’ une photographie guère attrayante, le film ne pourra pas s’imposer comme un futur classique du genre. Comme dans tous les premiers et seconds films, Upside down est certes imparfait et aurait mérité un meilleur accueil en salles aux Etats-Unis. Il s’approche ainsi plus par sa forme définitive comme un film indépendant que comme un blockbuster parfaitement huilé.
Reste en plus d’être un bon film de science, un bon moyen de retrouver une grande actrice, Kirsten Dunst aussi à l’aise dans des blockbusters (Small soldiers, première trilogie Spider-man..) que dans des films indépendants (Marie Antoinette, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Virgin Suicide). Elle illumine de sa présence chaque moment de ce film et le couple qu’elle forme avec Jim Sturgess (Cloud Atlas, Las Vegas 21, Heartless) est l’un des plus attachants que nous avons pu voir depuis longtemps.
Pourtant, le film aurait gagné en efficacité si le nombre de rebondissements avait été plus conséquent. Taillé plus pour un public européen propice à la réflexion qu’ à un public américain habitué à des films de science-fiction moulés dans des modèles universels, le film mérite à être découvert en salle et non au moment de sa sortie en vidéo..
Vu le 03 mai 2013 au Gaumont Disney Village, Salle 07 , en VF
Par Tootpadu 25/04/2013
Alors que nous sommes disposés à nous montrer indulgents à l’égard de la surenchère d’effets spéciaux, qui confère une texture très artificielle à l’image, les lacunes du scénario nous laissent déjà plus circonspects. Pourquoi en effet compliquer inutilement l’intrigue, en y ajoutant par exemple l’amnésie comme élément de séparation entre Adam et Eden, alors que leur appartenance à deux sociétés opposées suffirait amplement à rendre leur relation difficile ? Et de même, quel intérêt de tirer l’intrigue en longueur, alors que le résultat final aurait été pratiquement identique vingt minutes plus tôt ? Hélas, la narration de Juan Solanas n’est pas tout à fait à la hauteur du monde fantastique né de son imagination. Nous sommes ainsi bien plus intrigués par le fonctionnement de ces deux centres de gravité, contraints de dépendre l’un de l’autre ne serait-ce que pour mieux ériger un état de contrôle policier qui ne passe curieusement pas par la vidéo-surveillance, que par ce qui se passe en leur sein.
Dommage donc que les enjeux dramatiques ne prennent pas le même envol prodigieux que celui, intrinsèquement lié au cinéma, de la création vertigineuse de mondes fantastiques. Ce qui signifie pas non plus que la passion centrale est entièrement dépourvue de charme, à condition que vous adhériez soit aux airs juvéniles de Jim Sturgess, soit à la drôle de dentition de Kirsten Dunst.
Vu le 24 avril 2013, à la Salle Warner, en VO