Effets secondaires
Réalisé par Steven Soderbergh (2013)
| Durée | 106 minutes |
| Sortie | 03/04/2013 |
| Note | 7/10 |
Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament. Lorsque la police trouve Emilie couverte de sang, un couteau à la main, le cadavre de son mari à ses pieds, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé, la réputation du docteur Banks est compromise…
La critique
Par Mulder 16/04/2013
Son nouveau film continue dans l’attaque en règle des grands laboratoires, après Contagion (2011). Son personnage principal le docteur Jonathan Banks (Jude Law) se voit donc entraîner dans un engrenage fatal par une de ses patientes qui suite à un traitement aurait tué son mari. La question sur laquelle il devra se prononcer est de savoir s'il s’agit d’un effet secondaire à un médicament où à un meurtre de sang froid. Pour cela, il devra perdre son statut enviable dans son cabinet, sa famille pour réussir à regagner l’estime de sa femme et de son entourage.
Par son approche clinique des faits, Steven Soderbergh nous livre un thriller implacable. Personne n’en sortira indemne y compris son personnage principal. Ce brillant réalisateur, loin d’être un simple "yes man" des grands studios, injecte à chacun de ses films sa vision du monde. Sa vision reste celle d’un monde corrompu, où personne n’est parfait et où pour réussir il ne faut pas hésiter à se salir les mains.
Steven Soderbergh est également un très grand directeur d’acteurs. Son dernier film ne déroge pas à la règle et lui permet de retrouver pour la troisième fois l’acteur Channing Tatum (Piégée, Magic Mike), la quatrième fois Catherine Zeta-Jones (Hors d’atteinte, Ocean's Twelve et Traffic), mais également ici de nouveaux comédiens, comme Rooney Mara et Jude Law. La réussite de son film tient aussi à un scénario original et implacable et à l’implication totale de ses comédiens. Certes, son cinéma se veut assez conformiste, car il refuse toute simplification afin de plaire au plus grand nombre. Me concernant, son cinéma est la juxtaposition parfaite entre un cinéma d’auteur et un cinéma commercial. La lutte permanente de ce réalisateur contre le diktat des grands studios révèle une certaine noblesse dans ses actions. Ce cinéma instruit autant qu’il divertit.
Vu le 05 avril 2013 au Gaumont Disney Village, Salle 10, en VF