Expendables 2 Unité spéciale
Réalisé par Simon West (2012)
| Durée | 102 minutes |
| Sortie | 22/08/2012 |
| Note | 4/10 |
L’équipe des Expendables de Barney Ross fête la réussite de sa dernière mission, la libération d’un otage chinois, quand le passé la rattrape. L’agent secret américain Monsieur Chapelle demande à Barney d’aller chercher un coffre-fort dans l’épave d’un avion, qui s’est écrasé quelque part dans les montagnes albanaises. Il sera obligé d’emmener avec lui l’experte en décodage Maggie, tandis que sa nouvelle recrue Billy lui a annoncé qu’il arrêtera de travailler pour lui après cette mission. Une fois sur place, les mercenaires sont confrontés à Vilain et sa bande, qui reprennent le bien précieux extrait du coffre et qui tuent un des hommes de Barney.
La critique
Par Tootpadu 20/09/2012
Les tentatives ne manquent pourtant pas de faire dans la franche rigolade au fil de l’intrigue très banale d’Expendables 2 Unité spéciale. Le scénario co-écrit par Sylvester Stallone s’efforce notamment à ponctuer chaque séquence d’au moins une réplique risible. Le pathos qui découle de ces exclamations caricaturales n’est par contre jamais sublimé par une mise en scène, qui serait en mesure de renchérir sur cette grandiloquence frôlant la parodie. Entre les mains maladroites de Simon West, qui n’est certes pas aidé – admettons-le – par des prestations techniques très laides ou mal ficelées, comme la photographie, qui ajoute apparemment toute une série de filtres pour voiler les rides des baroudeurs vieillissants, les effets spéciaux bas de gamme, et le montage sans tête ni queue, il n’en sort qu’un film d’action rétrograde et aux multiples lacunes apparentes.
A quelques morceaux de bravoure très ponctuels près, dont on aurait aimé voir davantage, comme l’apparition de Chuck Norris et le seul rôle vaguement consistant de Dolph Lundgren, cette énième tentative de la résurrection de la carrière de Sylvester Stallone, qui a invité quelques copains ou anciens rivaux pour l’occasion, manque cruellement d’humour. Et ce ne sont certainement pas les chamailleries superficielles et répétitives entre Barney Ross et le personnage de Jason Statham qui conféreront une quelconque dynamique divertissante à cette suite largement plus opportuniste que nécessaire.
Vu le 19 septembre 2012, au MK2 Bibliothèque, Salle 10, en VO