Streetdance 3D 2

Réalisé par Max Giwa, Dania Pasquini (2012)

Drame
Streetdance 3D 2
Durée 85 minutes
Sortie 09/05/2012
Note 5/10

Un danseur prodigieux mais solitaire, l’Américain Ash rêve de défier le champion Vince et ses Invincibles lors d’un tournoi de streetdance, qui se tiendra dans quelques semaines en France. Hélas, sa première tentative de se faire remarquer à Londres a tourné au fiasco. Ash est sur le point d’abandonner son projet ambitieux, quand le jeune manager Eddie lui propose un pari inouï : rassembler les meilleurs danseurs de toute l’Europe pour vaincre le tenant du titre. Une fois cette nouvelle équipe hétéroclite réunie à Paris, il ne lui faut plus qu’une petite touche supplémentaire pour parfaire la chorégraphie : une fusion avec la salsa, dansée sublimement par l’irascible Eva.

La critique

Par Tootpadu 03/05/2012

On reprend les mêmes et on recommence : cette phrase s’applique bien sûr à la plupart des suites. Celles-ci s’emploient soit à singer le succès phénoménal et inattendu de l’original, soit à perpétuer mollement une recette qui avait déjà porté ses fruits la première fois. Streetdance 3D 2 appartient sans aucun doute à la deuxième catégorie, puisqu’il n’est au fond qu’une copie conforme de son prédécesseur sorti il y a deux ans. Ce qui veut dire que les surprises y sont inexistantes et que les qualités et les défauts de ce conte sur l’ascension fulgurante d’un groupe de danseurs marginaux sont au mieux exacerbés par rapport à Streetdance 3D.
Les réalisateurs Max Giwa et Dania Pasquini ont en effet évacué la moindre originalité de leur deuxième film ensemble, pour pouvoir s’adonner exclusivement à une esthétique de carte postale, censée soutenir tant bien que mal une histoire digne d’un roman-photo. Les différents décors européens parcourus au fil du générique remplissent ainsi un rôle simplement illustratif, tout comme le théâtre principal de l’action, qui a l’air d’être notre capitale chérie, mais qui ne dégage à aucun moment une ambiance parisienne. De même, l’obstination de la narration de ne jamais creuser plus en profondeur dans la relation centrale entre Ash et Eva provoquerait presque chez nous une admiration mesurée, face à un tel attachement inconditionnel envers les clichés romantiques les plus superficiels qui soient.
Et pourtant, du côté de sa véritable raison d’être, c’est-à-dire de nous en mettre plein les yeux et les oreilles avec des numéros de danse spectaculaires, le film remplit à peu près son contrat. Les effets gratuits du relief sont malheureusement toujours présents, comme ici la pluie de popcorn au début ou la bataille d’oreillers, mais dans l’ensemble, les acrobaties téméraires des danseurs constituent un divertissement suffisamment vigoureux pour nous faire sortir galvanisés de la salle.

Vu le 2 mai 2012, au Club de l'Etoile, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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