Colère des titans (La)
Réalisé par Jonathan Liebesman (2012)
| Durée | 100 minutes |
| Sortie | 28/03/2012 |
| Note | 4/10 |
Les Dieux perdent de leur pouvoir, parce que les humains se sont détournés d’eux. Persée, le fils demi-dieu de Zeus, a fait de même afin de se consacrer exclusivement à l’éducation de son fils Hélius. Le devoir le rappelle pourtant, quand Zeus est pris en otage par son autre fils Arès et son frère Hadès, qui ont conclu un pacte avec le maléfique Kronos, père des Dieux et emprisonné dans le sombre abîme du Tartare. Afin de libérer son père et restaurer l’équilibre des forces sur Terre, Persée devra faire appel à la reine guerrière Andromède et au fils demi-dieu de Poséidon, Agénor.
La critique
Par Tootpadu 26/04/2012
Hélas, dans La Colère des titans, les effets spéciaux à la qualité douteuse sont tout ce qui reste de la facture acceptable de son prédécesseur ! Une fois que l’histoire s’est décidée à passer à l’action, le caractère désordonné des batailles s’élève laborieusement au niveau d’un spectacle tonitruant. Mais c’est dans les nombreux moments plus calmes que la mise en scène de Jonathan Liebesman montre son incapacité totale à maintenir un flux narratif minimal. La vacuité de l’intrigue de ce film, qui aurait mieux fait de ne pas exister tellement son contenu dramatique est aux abonnés absents, nous inquiète par conséquent bien plus que la gueule béante de Kronos ou les perspectives farfelues, ajoutées pour apporter du cachet en relief. Un calcul qui s’avère là aussi erroné, puisqu’elles poussent ce navet encore plus du côté d’un jeu vidéo décérébré.
Même sur le papier, l’histoire du film a dû paraître complètement dispensable, voire incompréhensible, ce qui rend la participation de quelques acteurs de renom d’autant plus étonnante. Alors que les retrouvailles entre Liam Neeson et Ralph Fiennes, presque vingt ans après La Liste de Schindler, ne peuvent être qualifiées que de décevantes, et que l’apparition de comédiens aussi prometteurs que Toby Kebbell, Edgar Ramirez et Rosamund Pike dans une telle bouse filmique nous attriste forcément, la prestation de Sam Worthington, annoncé par certains comme la nouvelle vedette majeure du cinéma d’action, correspond davantage par son aspect mou, voire malade, à la facture globale d’un film, qui enterre d’office tout envie de voir une deuxième suite sur la guéguerre des titans.
Vu le 24 avril 2012, à l’UGC Ciné Cité La Défense, Salle 11, en VO