Hell
Réalisé par Tim Fehlbaum (2012)
| Durée | 86 minutes |
| Sortie | 13/06/2012 |
| Note | 4/10 |
En 2016, une montée subite des températures de 10° en moyenne rend toute vie sur Terre quasiment impossible. Constamment en manque d’eau et d’essence, trois survivants, Marie, sa sœur Léonie, et son copain Phillip, ont pris la voiture pour rejoindre la montagne, où il est censé être plus facile de s’approvisionner en vivres. Sur la route, ils devront faire face à d’autres rescapés humains, rendus sauvages par les circonstances apocalyptiques.
Les critiques
Par Mulder 14/02/2012
Hell, film allemand présenté en compétition officielle, se déroule dans un climat post-apocalyptique, où deux sœurs et l'ami de la plus âgée errent à bord d'une voiture sur des routes et font la connaissance d'un autre rescapé dans une station-service. Leur route commune les mettra face à une famille de cannibales.
Rien ne viendra sauver ce film indépendant, simple redite de classiques du genre concerné. Pratiquement aucun rebondissement, des interprétations guère convaincantes, et une image guère originale. A titre de comparaison, nous vous conseillerons plutôt de revoir Le Livre d'Eli et La Route.
Vu le 27 janvier 2012, à l’Espace Lac, Gérardmer, en VO
Par Tootpadu 30/01/2012
Sous réserve de ces conditions de réception loin d’être idéales, Hell associe avec un savoir-faire certain une mise en garde contre la fragilité de l’environnement et des mœurs à un combat pour la survie plutôt efficace. L’odyssée à travers un désert de pierres et d’arbres calcinés, qu’on ne trouve apparemment qu’en Corse, le décor naturel du tournage, ne se démarque pas par son originalité, à une époque où même les films d’animation, comme récemment Rango, se préoccupent de la pénurie d’eau sur notre planète. Mais dans les limites d’un film de genre rondement mené, le premier long-métrage du réalisateur Tim Fehlbaum sait parfaitement séduire.
Quand les certitudes d’une vie civilisée n’ont plus cours, tout peut arriver et le plus souvent pas le genre de preuve inespérée qui nous rassurerait sur la bonté inhérente à l’homme. Les étapes successives de la course contre la montre, contre le soleil brûlant et contre un environnement dont le plus grand danger est presque l’instinct de survie égoïste de l’autre, ponctuent d’une manière linéaire et pas excessivement travaillée la trame d’un récit tout à fait convenable. On ne criera pas au chef-d’œuvre face à ce film solide, ne serait-ce que parce que nous l’avons vu dans une version plus ou moins défigurée, mais l’échantillon réduit du cinéma allemand qui arrive jusque sur les écrans français ne nous a pas forcément habitués à des films de genre aussi bien ficelés.
Vu le 27 janvier 2012, à l’Espace Lac, Gérardmer, en VO