Darkest hour (The)

Réalisé par Chris Gorak (2012)

Fantastique
Darkest hour (The)
Durée 89 minutes
Sortie 11/01/2012
Note 5/10

Sean et Ben, deux jeunes concepteurs de site américains, arrivent à Moscou afin d’y vendre leur idée d’une bourse de conseils pour touristes branchés. A leur grande surprise, leur associé suédois les a doublés et évincés du projet. Le soir, ils se rendent dans la boîte du moment pour se consoler, quand un étrange phénomène céleste se produit. Des sortes d’éclairs s’abattent sur la ville, anéantissant le réseau électrique et pulvérisant les êtres humains qui s’approchent d’eux. Les deux amis se réfugient au sous-sol de la boîte, dans l’espoir de pouvoir regagner la surface et rentrer chez eux quelques jours plus tard.

La critique

Par Tootpadu 09/01/2012

Ce film est sorti quatre semaines trop tôt : aux Etats-Unis, parce que le mois de janvier y est bien plus propice aux succès surprises de films de genre lambda, comme vient de le prouver le très bon résultat commercial de Devil inside de William Brent Bell, que la période de Noël asphyxiée par la sortie en trombe de films qui doivent se qualifier in extremis pour pouvoir concourir aux prix annuels, et en France, parce qu’il aurait très facilement pu trouver sa place dans la sélection officielle du prochain festival de Gérardmer, qui se tiendra d’ici la fin du mois. The Darkest hour ressemble en effet de près à L’Empire des ombres de Brad Anderson, une série B à peu près honnête que nous avions découverte dans les Vosges lors de l’édition précédente du festival et qui avait fini par sortir directement en vidéo l’été dernier. Dans les deux films, il est question d’une invasion étrange qui élimine le gros de la population planétaire, pour ne laisser qu’un petit groupe de survivants affronter cette menace mortelle.
Le génie visuel de Timur Bekmambetov, qui agit ici en tant que producteur, et l’emploi au moins initialement judicieux de la 3D, sans oublier la participation de Max Minghella qui a décidément du mal à se reconvertir en héros secondaire de films d’action, ne suffisent pas pour rendre cette intrigue hautement conventionnelle intéressante. Une fois que les enjeux sont connus, le récit se contente d’appliquer mollement la règle de l’élimination progressive des participants dans l’ordre de leur notoriété ou de leur apparition au générique, à moins que ce compte à rebours sadique ne satisfasse tout simplement des codes d’exemplarité morale encore plus archaïques. Au fur et à mesure que l’étau se resserre autour de ce groupuscule de chanceux, le scénario s’évertue vers un crétinisme de plus en plus risible, pris suffisamment au sérieux par la mise en scène à peine adéquate de Chris Gorak pour ne pas être mépris pour du second degré assumé sans complexes.
Il aurait fallu une plus grande inventivité et liberté de ton à ce bric-à-brac d’éléments recyclés à satiété pour en faire autre chose qu’un film de genre très moyen, tellement quelconque que nous l’aurions probablement oublié rapidement, s’il n’entretenait pas ce rapport de parenté, plus désolant que stimulant, avec son compagnon filmique cité plus haut.

Vu le 4 janvier 2012, au Club de l'Etoile, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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