Darkest hour (The)
Réalisé par Chris Gorak (2012)
| Durée | 89 minutes |
| Sortie | 11/01/2012 |
| Note | 5/10 |
Sean et Ben, deux jeunes concepteurs de site américains, arrivent à Moscou afin d’y vendre leur idée d’une bourse de conseils pour touristes branchés. A leur grande surprise, leur associé suédois les a doublés et évincés du projet. Le soir, ils se rendent dans la boîte du moment pour se consoler, quand un étrange phénomène céleste se produit. Des sortes d’éclairs s’abattent sur la ville, anéantissant le réseau électrique et pulvérisant les êtres humains qui s’approchent d’eux. Les deux amis se réfugient au sous-sol de la boîte, dans l’espoir de pouvoir regagner la surface et rentrer chez eux quelques jours plus tard.
La critique
Par Tootpadu 09/01/2012
Le génie visuel de Timur Bekmambetov, qui agit ici en tant que producteur, et l’emploi au moins initialement judicieux de la 3D, sans oublier la participation de Max Minghella qui a décidément du mal à se reconvertir en héros secondaire de films d’action, ne suffisent pas pour rendre cette intrigue hautement conventionnelle intéressante. Une fois que les enjeux sont connus, le récit se contente d’appliquer mollement la règle de l’élimination progressive des participants dans l’ordre de leur notoriété ou de leur apparition au générique, à moins que ce compte à rebours sadique ne satisfasse tout simplement des codes d’exemplarité morale encore plus archaïques. Au fur et à mesure que l’étau se resserre autour de ce groupuscule de chanceux, le scénario s’évertue vers un crétinisme de plus en plus risible, pris suffisamment au sérieux par la mise en scène à peine adéquate de Chris Gorak pour ne pas être mépris pour du second degré assumé sans complexes.
Il aurait fallu une plus grande inventivité et liberté de ton à ce bric-à-brac d’éléments recyclés à satiété pour en faire autre chose qu’un film de genre très moyen, tellement quelconque que nous l’aurions probablement oublié rapidement, s’il n’entretenait pas ce rapport de parenté, plus désolant que stimulant, avec son compagnon filmique cité plus haut.
Vu le 4 janvier 2012, au Club de l'Etoile, en VO