Casse de Central Park (Le)
Réalisé par Brett Ratner (2011)
| Durée | 105 minutes |
| Sortie | 23/11/2011 |
| Note | 5/10 |
Josh Kovacs est le superviseur du personnel de la Tour, le plus prestigieux immeuble de New York aux locataires triés sur le volet. Le richissime financier Arthur Shaw est l’un d’entre eux. C’est à lui que Josh a confié la gestion du fond de pension de tous les employés. Quand Shaw est arrêté pour fraude et assigné à résidence dans son luxueux penthouse, Josh et ses collègues tombent des nues. Face à l’arrogance de son ancien bienfaiteur, Josh décharge sa colère en vandalisant la voiture de collection que Shaw a exposée dans son salon, un incident qui vaut à l’employé modèle un licenciement sur le champ. Puisqu’il n’a désormais plus rien à perdre, Josh décide de cambrioler avec la complicité de ses amis et du petit malfrat Slide l’appartement de Shaw, où ce dernier a dû cacher vingt millions de dollars.
La critique
Par Tootpadu 29/11/2011
La première partie longuette du Casse de Central Park amplifie encore la vacuité stylistique de la narration, sans rythme ni approche personnelle. Et quand l’intrigue prend enfin sa vitesse de croisière, au moment où les cambrioleurs improvisés passent à l’action, les différents virements nous font amèrement regretter la série des aventures de Danny Ocean qu’un réalisateur de la patte d’un Steven Soderbergh savait orchestrer avec une élégance sans faille. Dans le cas présent, on a plutôt peur que le récit se désagrège à chaque instant, tant les trous scénaristiques deviennent de plus en plus béants sans que la mise en scène ne sache amortir leur effet par un semblant de cohésion dramatique.
Le ton très superficiel du film garantit donc que l’action se déroule sans que la moindre conséquence, ni en bien, ni en mal, n’en résulte. Il n’empêche que nous sommes quand même en droit d’attendre d’un divertissement formaté à la sauce hollywoodienne plus qu’une perte de temps pas entièrement déplaisante, puisqu’elle aura au moins permis de faire travailler quelques comédiens que nous aimons bien … chez des cinéastes moins transparents et inintéressants que Brett Ratner.
Vu le 29 novembre 2011, à l’UGC Ciné Cité Bercy, Salle 32, en VO