Nouvelle guerre des boutons (La)
Réalisé par Christophe Barratier (2011)
| Durée | 99 minutes |
| Sortie | 21/09/2011 |
| Note | 4/10 |
Au printemps 1944, les garçons de Longeverne en Haute-Loire déclarent la guerre à ceux du village voisin, parce que ces derniers ont osé les insulter après avoir braconné sur leurs terres. Menés par le cancre rebelle Lebrac, les enfants s’affrontent dans des batailles sans merci, dont l’enjeu principal est – en guise de trophée de guerre – la récolte des boutons des vêtements de leurs adversaires. Mais Lebrac ne pense pas qu’aux stratégies de combat, il s’intéresse également à Violette, la filleule nouvellement arrivée de la couturière Simone. Alors que la milice fait la chasse aux juifs dans ce coin paumé de la France occupée, la jeune fille se confie au chef de la bande.
La critique
Par Tootpadu 18/10/2011
Le déplacement dans le temps de l’affrontement entre deux bandes de garçons belliqueux, du début des années 1960 vers l’époque épineuse de la Seconde Guerre mondiale, ne s’accompagne en effet nullement dans le cas de La Nouvelle guerre des boutons d’un gain substantiel en sérieux. Au contraire, la représentation assez tendancieuse de la France occupée comme un repère de résistants larvés, qui ne se laissent pas faire par les méthodes fascistes de la milice, rend encore plus superficiel le propos d’un film, qui n’a de toute façon pas grand-chose à offrir à un public adulte. Elle s’inscrit par contre parfaitement dans la stratégie narrative de Christophe Barratier, qui paraît plus que jamais vouloir séduire le marché américain grâce à sa mise en scène qui s’agite beaucoup, mais qui passe lamentablement à côté des grands sentiments qu’elle cherche à susciter en vain à travers les mouvements amples de la caméra et une musique omniprésente, dont l’aspect sirupeux et l’emphase ne pourraient pas être plus indigestes.
L’appel à un peu plus de tolérance et de solidarité, si cher à l’histoire originale qui savait s’en faire le chantre d’une façon joyeusement détournée, reste donc ennuyeusement inoffensif et quelconque ici. Il n’est pas non plus aidé par des interprétations sans verve, dont seule celle de Guillaume Canet en instituteur arrive à conférer un peu d’indignation et de bienveillance sincères à ce groupe de personnages, qui nous a laissés autrement tout à fait indifférents.
Vu le 18 octobre 2011, à l’UGC Ciné Cité La Défense, Salle 11