Johnny English Le Retour
Réalisé par Oliver Parker (2011)
| Durée | 102 minutes |
| Sortie | 19/10/2011 |
| Note | 5/10 |
Cinq ans après avoir honteusement échoué lors d’une mission importante au Mozambique, l’agent Johnny English est réintégré dans les services secrets britanniques. Fisher, un ancien agent américain, prétend disposer d’informations sur un complot visant à assassiner le premier ministre chinois lors d’un sommet avec son homologue anglais. Les dirigeants du MI7 envoient à contrecœur English, l’éternel gaffeur, à Hong Kong, afin qu’il puisse y rencontrer Fisher et obtenir plus de détails sur cette affaire en tous points semblable à celle qui avait causé sa chute. Assisté par son jeune acolyte Tucker et soutenu moralement par la belle psychologue Kate Sumner, Johnny English ne sera pas avare en maladresses pour prouver qu’il est le plus redoutable des agents au service de sa majesté.
La critique
Par Tootpadu 29/09/2011
De l’obligation de réconcilier à tout prix le chaos personnifié par English et un semblant de réussite indispensable à la structure dramatique d’un film d’espionnage naît ici un ton mollement gentillet. Cette suite du premier Johnny English ne réitère pas l’exploit de la série autour du lieutenant Frank Drebin, interprété par Leslie Nielsen, dont chaque nouvel épisode était plus loufoque que le précédent. Il émane davantage un air profondément bon enfant de Johnny English Le Retour, ce qui paraît d’autant plus logique que le personnage n’est au fond qu’un grand enfant, empressé de bien faire mais trop naïf pour se conformer au code de conduite d’un James Bond de pacotille. L’anarchie qu’il déclenche à son insu autour de lui ne peut ainsi jamais atteindre le niveau suprême d’un désordre absolu, comme celui causé par Mr. Bean ou par Hrundi V. Bakshi, l’invité surprise de La Party de Blake Edwards, justement parce qu’il dispose quand même de quelques tours d’adresse, qui lui permettent de résister aux attaques les plus viles de ses adversaires.
Près de dix ans après des films aussi convenablement élégants qu’Un mari idéal ou L’Importance d’être constant, le retour du réalisateur Oliver Parker sur les écrans français reste par conséquent assez modeste, à cause de cette frilosité narrative – qui pourrait passer pour de la sagesse – dont l’exubérance corporelle de Rowan Atkinson fait en premier les frais. Johnny English est certes une catastrophe ambulante, mais cette histoire d’espionnage tout à fait conventionnelle lui impose tant de limites que son humour penche plus vers la fadeur que vers une exubérance irrésistiblement irrévérencieuse.
Vu le 22 septembre 2011, à la Salle Pathé Lincoln, en VO