
| Titre original: | Expendables Unité spéciale |
| Réalisateur: | Sylvester Stallone |
| Sortie: | Cinéma |
| Durée: | 104 minutes |
| Date: | 18 août 2010 |
| Note: |
"So I hope you recognize. I’m on the front line, don’t worry I'll be fine. The story is just beginning. I say goodbye to my weakness so long to the regret and now I see the world through diamond eyes."
Shinedown – Diamond eyes
J’ai découvert le nouveau film de Sylvester Stallone lors de l'avant-première officielle à Paris. Autant la journée presse de Night and day à Bordeaux relevait du perfectionnisme (aucun retard et des acteurs qui jouent le jeu), autant l’avant-première publique de Expendables Unité spéciale fut une véritable catastrophe ! En raison d'une arrivée trop tardive de l’équipe du film et faute d'un tapis rouge suffisamment long, les vrais fans n'ont pas eu l'occasion d'avoir leur dédicace. L’organisation de cette soirée témoigne ainsi d’un manque de professionnalisme exacerbant. Il était impossible que Sylvester Stallone soit à 20h30 au Grand Rex, vu qu’il était en direct dans le journal de France 2. Quant à la salle, pour la première fois depuis que je vais au cinéma, j’ai dû m'asseoir par terre entre deux rangées pour regarder cet excellent film d'action.
Sylvester Stallone sait qu'il vit sur le mythe de ce qu'il était dans les années 1980. Son comeback très réussi, il le doit à deux films : Rocky Balboa et John Rambo. Ces deux films qu'il a écrits et réalisés lui permettent de se mettre en valeur et de montrer qu'il est non seulement un homme d'action, mais aussi un réalisateur émérite. Il le doit aussi à son public, qui l’a attendu pendant trois longues heures, ce qu’il a dû oublier lors de son passage à Paris, ce jeudi 5 août. Malgré cette soirée inconvenante, le film est une réussite totale …
Expendables Unité spéciale devait être le chant de cygne de Sylvester Stallone, sa manière de rendre hommage aux stars d'action du passé et de cette génération. Mais il est plutôt le film d'action ultime de cette année. Se côtoient donc ici l'ancienne (Dolph Lundgren, Sylvester Stallone, Gary Daniels, Arnold Schwarzenegger) et la nouvelle génération (Jet Li, Jason Statham).
Sur une trame inspirée des Douze salopards, une troupe de mercenaires (The Expendables) doit se rendre dans une dictature du territoire sud-américain pour tuer un ancien agent de la CIA qui, à l'aide d'un dictateur, a mis un pays à sang. Ce n'est certes pas le scénario que l'on retiendra ici, mais les scènes de combats armés ou à mains nus, qui permettent à chaque acteur d'avoir sa dose d'adrénaline. Sylvester Stallone occupe certes le rôle du leader de cette bande, mais il laisse à chacun le temps de construire son personnage. Nous avons ainsi droit à la scène mythique, où pendant un court instant, Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger discutent et peuvent se moquer de leur image. Sylvester Stallone apporte ainsi une bonne dose d'humour à un film puissant, qui se laisse regarder avec un plaisir jubilatoire et communicatif. Certaines scènes sont d'une force telle que le public sera reconnaissant qu'aucune censure ne soit venue minimiser la violence de ce film.
Jason Statham s'affirme de nouveau dans ce film comme un excellent choix pour incarner le bras droit du personnage campé par Sylvester Stallone. Le plaisir qu'il a à jouer aux côtés de l'une de ses idoles est communicatif et nous vaut certaines des meilleures scènes. La scène se passant sur un terrain de basket où il vient se venger d'un homme qui a frappé la femme qu’il aime était un moment fortement applaudi par la salle. De même, ces scènes de combat aux côtes de Stallone (première visite de l'île) sont jubilatoires. Le réalisateur ne se donnant pas le rôle principal à proprement parler, Jason Statham, Jet Li, et Randy Couture peuvent s'éclater dans la jungle.
Ce film est donc celui de la résurrection d'un acteur, star déchue, qui à force de travail a réussi à retrouver sa place dans le paysage cinématographique actuel. Plaisir coupable de voir autant de scènes de violence certes justifiée, plaisir coupable de retrouver des acteurs en freelance (Eric Roberts, Dolph Lundgren, Charisma Carpenter). Expendables Unité spéciale réussit donc amplement son objectif d'être le film incontournable, le film d'action (bourrin) de l'année. Il s'affirme donc comme le Commando des années 2000. Film à voir plusieurs fois pour en apprécier toute sa splendeur !
Vu le 5 août 2010, au Grand Rex, Salle 1, en VO
Note de Mulder: