Vie sauvage des animaux domestiques (La)
Réalisé par Dominique Garing (2010)
| Durée | 89 minutes |
| Sortie | 14/07/2010 |
| Note | 5/10 |
Au mois d'avril, le vieux fermier de la "Ferme du Moulin" est emmené à l'hôpital pour guérir d'une bronchite d'hiver qui a mal tourné. Dès lors sans surveillance, les animaux domestiques dont il s'occupait jusque là mettent l'exploitation agricole sens dessus dessous, pour trouver de quoi se nourrir. Cette liberté relative, qui fait ressurgir des instincts sauvages chez les porcs, les poules, et le chat, ne dure que quelques jours, avant que la famille du fermier ne reprenne en main la gestion de la ferme. Les animaux anciens doivent alors défendre leur territoire contre l'invasion de nouveaux locataires - des vaches, d'autres poules, et même un poisson rouge -, que les paysans vacataires ont emportés avec eux.
La critique
Par Tootpadu 21/05/2010
A mi-chemin entre le documentaire animalier et la fiction où les animaux se comportent comme des hommes - tous les deux des genres qui ne remportent que rarement notre adhésion -, le premier long-métrage de Dominique Garing est une fable sympathique, à la finalité dramatique toutefois peu claire. Après s'être aventurés brièvement sur le terrain orwellien évoqué plus haut, les animaux sont assez vite dégradés au niveau de simples personnages pittoresques, servant principalement comme toile de fond à la mise en scène de la pérennité du cycle de la vie, qui se répète encore et encore à la ferme. La narration en voix off quasiment omniprésente, dont André Dussollier s'acquitte avec un flegme digne d'un vieux sage, doit alors accomplir la tâche épineuse de conférer un minimum de cohérence dramatique aux petits épisodes de la vie rurale, sans pour autant rendre les animaux trop attachants.
De cette démarche formelle résulte un film à l'ambition pédagogique incertaine. Ni assez instructif pour fasciner un public adulte, ni suffisamment divertissant pour retenir longtemps l'attention des plus jeunes spectateurs, La Vie sauvage des animaux domestiques constitue une excursion champêtre plutôt plaisante, qui a cependant le plus grand mal à trouver le juste équilibre entre les exigences d'un film de fiction et l'envie pressante de la nature de reprendre ses droits, à travers le comportement sauvage des animaux abandonnés.
Vu le 19 mai 2010, au Club Marbeuf