Une semaine sur deux [et la moitié des vacances scolaires]
Réalisé par Ivan Calbérac (2009)
| Durée | 100 minutes |
| Sortie | 22/07/2009 |
| Note | 5/10 |
A 12 ans, Léa a l'impression de ne pas vivre dans la bonne famille. Son passage à l'âge adolescent est encore aggravé par le divorce récent de ses parents Marjorie et François, qui ont opté pour le régime de la garde alternée. Avec son petit frère Maxime, elle passe ainsi au rythme hebdomadaire de l'appartement de sa mère à celui de son père. Tandis qu'elle est sur le pied de guerre avec sa mère qu'elle trouve trop stricte, Léa adore son père qui a troqué son métier de banquier contre l'apprentissage de la psychothérapie à coups de câlins dans la rue. A l'école, Léa vit son premier grand amour avec Hugo, qui lui fait tourner la tête, jusqu'à ce que ses parents s'inquiètent pour ses notes, en pleine dégringolade.
La critique
Par Tootpadu 12/06/2009
A bien des égards une copie conforme de LOL [Laughing out loud]® de Lisa Azuelos, jusqu'aux parenthèses du titre à dormir debout, ce film-ci ne dispose même pas du semblant de fraîcheur qui rendait son prédécesseur à peu près divertissant. Ce ne sont ainsi pas uniquement les parents qui ne savent pas trop quoi faire de leur vie et de leur temps. La mise en scène d'une sagesse ennuyeuse relance la narration à coups de montages parallèles convenus, chaque fois qu'elle arrive au point mort. Et le passage des saisons ne sert qu'à suivre la lente agonie de l'arbre bonzaï que Léa trimbale pratiquement partout avec elle.
Une semaine sur deux [...] fait partie de ces film français interchangeables, qui, faute d'une intrigue passionnante, nous ressassent encore et encore les mêmes poncifs sur l'adolescence en particulier, et la fragilité sentimentale de la vie en général. Derrière leur apparence de modernité, traduite par l'assimilation des moyens de communication virtuelle par les jeunes protagonistes, ils se complaisent dans une conception de la famille recomposée, qui n'a rien de progressiste, et qui ne reflète que superficiellement cette nouvelle norme de la structure familiale. En dépit d'une authenticité toute relative apportée par les interprétations de Mathilde Seigner, toujours aussi ronchonneuse, et de Bernard Campan, ce film n'atteint jamais le degré de fragilité et d'émotivité qui caractérise, pour le meilleur et pour le pire, l'adolescence.
Vu le 11 juin 2009, au Club Marbeuf