Expérience
Réalisé par Abbas Kiarostami (2008)
Drame
| Durée | 55 minutes |
| Sortie | 12/11/2008 |
| Note | 6/10 |
Un adolescent de quatorze ans est employé dans une boutique de photos comme homme à tout faire. Alors que son travail et les brimades de son patron et de ses collègues adultes l'ennuient, il s'éprend d'une fille plus âgée et d'un milieu plus aisé que le sien, qu'il a croisée dans la rue. Il tente de se faire embaucher par les parents de la fille pour être plus près d'elle.
Précédé des courts-métrages La Récréation (15 minutes) et Le Pain et la rue (11 minutes) du même réalisateur.
La critique
Par Tootpadu 14/10/2008
Ce retour au tout début de la carrière de cinéaste d'Abbas Kiarostami permet un regard privilégié sur les origines d'une oeuvre cinématographique majeure. Alors que les trois films du programme épousent un point de vue épuré par rapport à l'enfance dans un environnement social a priori défavorisé, c'est surtout le premier court-métrage du réalisateur, Le Pain et la rue, qui surprend agréablement. A partir d'une intrigue aussi simple qu'ingénieuse - un gamin n'ose pas rentrer chez lui parce qu'un chien à l'apparence méchante lui bloque la route -, Abbas Kiarostami conçoit un court récit délicat et amusant.
Le film principal présage le style futur du réalisateur, avec son vocabulaire visuel plus parlant que mille répliques. La composition du cadre impressionnante permet en effet d'évoquer sans emphase les désirs et les peurs d'un garçon ordinaire. Le jeune protagoniste n'aspire en effet à rien d'exceptionnel, mais le mélange de sa naïveté enfantine et d'une suite de désillusions propres à l'âge adulte rendent son histoire universelle, au-delà de l'encadrement culturel et social.
Enfin, cette histoire de cinéma vibrante et tout à fait accessible aux plus jeunes spectateurs nous présente accessoirement un instantané révélateur sur l'Iran d'avant la révolution, lorsque les rues grouillaient encore de voitures occidentales.
Le film principal présage le style futur du réalisateur, avec son vocabulaire visuel plus parlant que mille répliques. La composition du cadre impressionnante permet en effet d'évoquer sans emphase les désirs et les peurs d'un garçon ordinaire. Le jeune protagoniste n'aspire en effet à rien d'exceptionnel, mais le mélange de sa naïveté enfantine et d'une suite de désillusions propres à l'âge adulte rendent son histoire universelle, au-delà de l'encadrement culturel et social.
Enfin, cette histoire de cinéma vibrante et tout à fait accessible aux plus jeunes spectateurs nous présente accessoirement un instantané révélateur sur l'Iran d'avant la révolution, lorsque les rues grouillaient encore de voitures occidentales.
Vu le 14 octobre 2008, au Club de l'Etoile, en VO
★★★★★★☆☆☆☆
6/10