Bolero

Réalisé par Wesley Ruggles (1933)

Drame musical
Bolero
Durée 84 minutes
Sortie 30/11/1933
Note 5/10

En 1910, Raoul De Baere peine à imposer son style de danse. Grâce à l'aide de son frère Mike, il part à Paris, où il gagne de l'argent dans un café, en dansant avec de vieilles dames fortunées. Mais Raoul poursuit un projet plus ambitieux : créer son propre spectacle dans son propre club. Après s'être fait un nom à Londres avec sa nouvelle partenaire Helen Hathaway, Raoul croit enfin voir son rêve devenir réalité. Mais le soir de la première, la guerre éclate.

La critique

Par Tootpadu 23/09/2008

De nos jours, l'acteur George Raft est surtout encore passablement connu pour ses rôles de gangster, dans des films comme Scarface de Howard Hawks ou Certains l'aiment chaud de Billy Wilder. C'est ignorer tout un pan de sa carrière filmique en tant que danseur. Jamais un Fred Astaire ou un Gene Kelly, Raft avait néanmoins de quoi s'imposer sur une piste de danse, comme le prouve ce drame fort conventionnel du milieu des années 1930.
Seules les quelques séquences de danse, mises en scène par Mitchell Leisen, valent en effet le détour. Notamment dans le numéro final, qui voit enfin les deux protagonistes réunis pour une ultime collaboration, le style sensuel de la ravissante Carole Lombard et la technique un peu plus sèche de Raft se complémentent parfaitement. Ce sont là de petits éclats d'élégance dans un contexte autrement plus terne.
Car le scénario de Bolero suit mollement l'ascension sans accroc notable de Raoul. Bavarde et simpliste, l'intrigue ne recèle ainsi pas la moindre surprise, qu'elle soit agréable ou déplaisante. Une médiocrité à laquelle la mise en scène routinière de Wesley Ruggles ne sait insuffler aucune vie.

Vu le 22 septembre 2008, à la Cinémathèque Française, Salle Georges Franju, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

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