Affaire de famille

Réalisé par Claus Drexel (2008)

Comédie policière
Affaire de famille
Durée 81 minutes
Sortie 04/06/2008
Note 4/10

Le soir d'un match de foot à Grenoble, la remise dans le jardin de la famille Guignebont, près de la sortie du stade, prend feu. Alors que Laure, la mère de famille paniquée de la vie, soupçonne d'abord une fusée de supporter, qui y aurait atterri par inadvertance, d'autres événements étranges lui font douter de cette explication logique. En effet, toute la recette du stade a été volée et la police ne dispose, pour l'instant, d'aucun indice quant à l'identité des braqueurs. Lorsque Jean, le mari de Laure, propose tout d'un coup de vendre leur magasin de souvenirs et de recommencer leur vie au Brésil, la quiétude familiale est définitivement mise sens dessus dessous.

La critique

Par Tootpadu 23/04/2008

Il est tout à fait normal que, moins de trois mois après Angles d'attaque, une certaine lassitude s'installe chez le spectateur assidu par rapport aux scénarios, dont la structure repose essentiellement sur un éternel changement de point de vue. Ici, ce dispositif répétitif ne se déclenche qu'à quatre reprises, mais le fond de l'histoire est suffisamment mince pour rendre cette forme narrative assez pesante. Le développement des personnages et une explication même rudimentaire de leurs motivations et actions sont ainsi paresseusement sacrifiés sur l'autel d'un récit à ressorts guère original.
Difficile en effet de s'intéresser réellement à une histoire aux personnages esquissés sommairement, auxquels il manque le temps pour gagner en personnalité. Les indices d'une intrigue plus solide sont bien présents. Mais dans la frénésie de la répartition artificielle en chapitres, ils se perdent mollement. Le scénario fait ainsi preuve de beaucoup d'agitation inutile, qui ne produit pas le moindre effet, faute d'une quelconque épaisseur des personnages.
Curieusement, c'est le rôle le plus secondaire, à peine digne d'un épilogue plutôt bâclé, qui agace le moins. Tandis que Miou-Miou, André Dussollier et Eric Caravaca surjouent sans la moindre retenue, Julien Courbey sait camper un petit malfrat crâneur pas dépourvu de charme, d'intérêt, et - chose rare dans ce premier film facétieux - de sincérité.

Vu le 22 avril 2008, au Club 13

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

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