Crimes à Oxford
Réalisé par Alex de la Iglesia (2008)
| Durée | 109 minutes |
| Sortie | 26/03/2008 |
| Note | 5/10 |
Martin, un étudiant américain en mathématiques, est ravi d'avoir été admis à l'université d'Oxford, en 1993. Il espère y soutenir sa thèse sous la direction du professeur Arthur Seldom, un génie en la matière. Mais Seldom s'est largement désintéressé de l'enseignement et ne se consacre plus qu'à des recherches poussées sur les symboles et la quête impossible d'une vérité logique. Sur le point de retourner chez lui, Martin découvre que la propriétaire de la chambre qu'il avait louée, la vieille Mme Eagleton, a été assassinée. Avec l'aide de Seldom, qui était un ami de la victime, Martin se met à la recherche du tueur, qui ne tarde pas à frapper de nouveau, en établissant une suite étrange de signes au fil de ses crimes.
Les critiques
Par Mulder 07/04/2008
Le fait d'avoir pris comme acteurs principaux Elijah Wood et John Hurt témoigne du choix anti-système du réalisateur. En effet, ces deux acteurs ont laissé leurs empreintes en jouant dans des films mémorables (Elephant man pour le premier et la trilogie du Seigneur des anneaux et The Faculty pour le second). Ils n'ont guère réussi par la suite à s'imposer dans d'autres films. Reste que ce sont de vrais et bons acteurs et, loin des paillettes superficielles du show-biz, ils continuent leur carrière de comédien en privilégiant les productions indépendantes et surtout des scénarios intéressants.
Ce film met également en relief la présence de la charmante Leonor Watling, qui devrait faire reparler d'elle et s'imposer comme actrice à suivre de près. Non seulement, elle arrive à faire de l'ombre à ses deux partenaires, mais elle réussit aussi à capter toute notre attention et à pallier au manque de rebondissements de ce petit film.
Reste que d’Alex de la Iglesia, on pourrait attendre beaucoup mieux au vu de ses films précédents ...
Vu le 28 mars 2008, au Gaumont Disney Village, Salle 11, en VF
Par Tootpadu 07/04/2008
La mise en scène très inégale d'Alex de la Iglesia n'arrive pas à relier les différents fils de l'histoire en un mouvement de tension commun et prenant. Comme les personnages et les figurants qui se multiplient jusqu'à l'absurde, le réalisateur aborde chaque séquence d'une manière différente. La plupart du temps, c'est l'esbroufe formelle (le long plan-séquence avant la découverte du meurtre) ou un style plat et banal, proche de l'esthétique d'un téléfilm, qui priment. La confusion de l'intrigue s'empare alors de son expression filmique, là où le niveau élevé des réflexions théoriques, qui l'accompagnent, aurait nécessité un traitement moins bancal.
Enfin, l'interprétation est aussi peu maîtrisée que l'aspect général du film. Tandis qu'il fait toujours plaisir de revoir John Hurt dans un rôle important, aussi ordinaire soit-il, les autres comédiens sont infiniment plus livides (Elijah Wood) ou caricaturaux (Burn Gorman).
Vu le 6 avril 2008, au MK2 Nation, Salle 3, en VO