48 heures par jour
Réalisé par Catherine Castel (2008)
| Durée | 88 minutes |
| Sortie | 04/06/2008 |
| Note | 4/10 |
Depuis des millénaires, ce sont les femmes qui s'occupent du ménage et de l'éducation des enfants, alors que les hommes vaquent exclusivement à leurs activités professionnelles. Rien n'a changé depuis la nuit des temps, puisque chez les Tellier, Bruno rentre tard tous les soirs, sans jamais voir ses deux enfants, alors que Marianne doit jongler à longueur de journée entre l'école, les devoirs, les courses, la cuisine et, presque de façon anecdotique, sa carrière dans une boite de pub. Pas étonnant que Marianne ait marre de ce quotidien épuisant. Elle saute alors sur l'occasion de partir pendant six mois à l'étranger pour son travail, afin de voir si Bruno est capable de gérer tout seul la surcharge d'organisation familiale.
Les critiques
Par Mulder 02/06/2008
Le vrai problème que rencontrent toutes ces comédies vient de la faiblesse de leur scénario et surtout du peu de charisme de leurs principaux interprètes. Comparée à une Jessica Alba ou une Cameron Diaz, Aure Atika ne fait vraiment pas le poids.
Ce film est, contrairement à ce que Tootpadu en pense, un film lent sans aucun rebondissement et vraiment pas un film que l’on verra avec plaisir. Donc, si vous aimez les vraies comédies réussies, allez revoir plutôt celles que j'ai citées plus haut !
Vu le 28 mai 2008, au Club Marbeuf
Par Tootpadu 02/04/2008
Catherine Castel ne prétend pas disposer du monopole de la vérité sur son sujet. Elle ne prend pas parti pour l'un ou l'autre membre du couple, même si son point de vue se trouve davantage du côté féminin que de celui, passablement malmené, des hommes. Elle aborde plutôt cette épineuse question sans préjugés, ni complexe, ni jugement moral tout fait. Marianne a ainsi beau être infidèle, cette affaire ne lui permettra que de mieux se rapprocher de sa famille. Et les poussées d'ambition de ce personnage haut en couleur ne se feront pas non plus au profit d'un retournement de situation complet et simpliste. C'est d'ailleurs cette complexité du propos, qui ne se permet jamais de juger sommairement, mais qui ne se prive pas non plus d'exploiter savoureusement les défauts trop humains de ses personnages, qui nous a le plus séduits dans ce film.
Enfin, la distribution est particulièrement efficace, voire jouissive, notamment dans les seconds rôles fort amusants. Les femmes y tiennent évidemment le haut du pavé, mais quel mal y a-t-il à cela, lorsqu'il s'agit de Victoria Abril, Bernadette Lafont, Aurore Clément, Catherine Jacob et Aure Atika au meilleur de leur forme ?
Vu le 1er avril 2008, au Club Marbeuf