Ciao Stefano

Réalisé par Gianni Zanasi (2008)

Comédie Dramatique
Ciao Stefano
Durée 104 minutes
Sortie 30/04/2008
Note 5/10

Stefano Nardini, un musicien de rock sur le déclin, a besoin de se retrouver, après une série d'échecs cuisants dans sa vie romantique et créative. Il pense pouvoir remettre sa vie en ordre chez sa famille, dans sa ville natale dans le Nord de l'Italie. Mais dès son arrivée, Stefano doit se rendre compte que les affaires ne marchent pas non plus si bien pour ses parents, son frère Alberto et sa soeur Michela. Avant de pouvoir repartir sur de bonnes bases, le fils prodigue devra d'abord arranger les catastrophes, petites et grandes, qui ébranlent la vie familiale.

La critique

Par Tootpadu 19/03/2008

Il est étonnant de constater à quel point les problèmes de famille sont les mêmes à travers les pays. Les soucis d'argent, les infidélités, les mariages qui prennent l'eau, les études arrêtées parce qu'elles ne servent à rien, et surtout la crise de la trentaine, qui prend en force la relève, au moins au cinéma, de celle de la quarantaine : ce sont là des sources courantes de désespoir et de déprime dans toute la culture européenne. Ce film sympathique, mais plutôt insignifiant, les aborde juste avec un petit air, qu'il serait trop facile d'identifier comme italien, avec toutes ses névroses et son recul moqueur.
L'attitude du personnage principal, prétendument revenu de tout qui se trompe pourtant sur toute la ligne, crée un décalage plutôt amusant avec les préoccupations provinciales de sa famille. Son allure de rebelle attardé cache en fait son incapacité de prendre sa vie à bras le corps. Et sa douceur n'est qu'un subterfuge pour prendre la fuite, au lieu de faire face aux problèmes. Malheureusement, le scénario divertissant, mais loin d'être original, ne permet pas à Stefano d'aller jusqu'au bout de son état d'esprit défectueux. Il faut croire que la ficelle énorme de la mise en question de ses origines ait paru plus pertinente aux scénaristes pour entamer le troisième acte, qu'une direction qui se serait moins fourvoyée dans des clichés plus bidon les uns que les autres.
Le cinéma italien continue donc de produire des films plaisants, certes, mais qui abordent la vie et le Septième art avec une telle banalité désinvolte, qu'il devient de plus en plus difficile d'en retenir quoique ce soit de marquant.

Vu le 19 mars 2008, au Club Marbeuf, en VO

★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

Retour à la liste des Critiques