P.S. I Love You
Réalisé par Richard LaGravenese (2008)
| Durée | 126 minutes |
| Sortie | 06/02/2008 |
| Note | 4/10 |
Le couple de Holly et Gerry vit des hauts et des bas, depuis leur mariage il y a neuf ans. Mais c'est un amour profond qui réunit les deux, même après tant d'années de vie conjugale. Lorsque Gerry meurt soudainement d'une tumeur au cerveau, Holly est inconsolable. Elle n'a jamais réellement connu d'autres hommes, et elle ne peut pas s'imaginer sa vie sans Gerry. Alors qu'elle est en pleine dépression et que ses copines tentent de lui remonter le moral pour son 30ème anniversaire, une surprise un peu spéciale lui est livrée dans son appartement de Soho : un gateau de la part de Gerry avec un enregistrement du défunt, qui lui annonce une série de lettres, qui devraient permettre à Holly de reprendre sa vie en mains.
La critique
Par Tootpadu 04/01/2008
Dans son troisième film, LaGravenese cherche en effet vainement à raviver la flamme de l'émancipation féminine de son premier, D'une vie à l'autre, sans jamais atteindre la sincérité douillette de son film le plus accompli à ce jour, Ecrire pour exister. Son assemblage de poncifs issus du genre romantique s'avère des plus indigestes, avec une incapacité réellement énervante de trouver le ton juste, ne serait-ce qu'une fois. Aucun élément du film ne fonctionne comme il devrait le faire, ni le prologue de scène de ménage qui négocie très mal les revirements d'humeur des deux mariés, ni l'aspect plus morbide que fantastique des lettres d'amour qui apparaissent inopinément et qui poussent Holly à des actions névrosées, ni les tentatives maladroites de cette dernière de refonder une vie sentimentale, avec là encore une panoplie de situations qui mettent tout le monde mal à l'aise.
Alors que LaGravenese avait su atténuer le côté naïvement optimiste de son film précédent avec une certaine adresse, sa mise en scène du film présent est particulièrement bancale et sans la moindre ligne claire. La platitude formelle du film n'est dépassée, en mal, que par l'interprétation elle aussi en roue libre, qui prouve hélas que Hilary Swank ne sait exceller que dans des sujets dramatiques et que son pouvoir de séduction romantique est fortement limité. En même temps, il est sans doute difficile de maîtriser un rôle aussi peu consistant et accablé d'une hystérie introvertie, qui doit s'exprimer à travers des prestations de karaoke embarrassantes ou des effusions d'apitoiement sur soi en chantant à tue-tête des chansons de Judy Garland. Au moins, Kathy Bates dans le rôle de la mère sauve un minimum les apparences.
Vu le 3 janvier 2008, au Club de l'Etoile, en VO