Un jour
Réalisé par Lone Scherfig (2011)
| Durée | 107 minutes |
| Sortie | 24/08/2011 |
| Note | 6/10 |
Le 15 juillet 1988, Emma et Dexter passent la dernière nuit de leur vie étudiante ensemble. Ce n’est pas le coup de foudre, mais ils décident de rester en contact. Devenus amis et confidents, ils vont se croiser pendant vingt ans au beau milieu de l’été. Au fil de ces journées symboliques d’une relation qui se construit sur la durée, ils vont connaître des moments de complicité, de déception, voire d’amour. Alors que Dexter accomplit le parcours éphémère d’un présentateur télé et qu’il multiplie les conquêtes sans jamais savoir comment s’attacher sincèrement à une femme, Emma, plus pragmatique et réservée, ne perd jamais l’espoir que son ami sera un jour à la hauteur des sentiments qu’elle éprouve pour lui.
Les critiques
Par Mulder 29/08/2011
La force de ce film à la réalisation typée anglaise provient non seulement du soin apporté aux détails pour illustrer chaque année, au niveau du choix musical, des vêtements, et des expressions, mais surtout des deux interprètes principaux. Ce drame repose sur deux jeunes interprètes qui commencent à accéder à une reconnaissance mondiale depuis quelques années. Anne Hathaway (Le Diable s’habille en Prada, Valentine’s day, Love et autres drogues) et Jim Sturgess (Las Vegas 21, Droit de passage) font partie de cette nouvelle génération de jeunes comédiens qui à force de travail ont réussi à s’imposer dans le nouvel Hollywood. Le film doit beaucoup à leur complémentarité et à la vie qu’ils donnent à leurs personnages. Sans eux, le film n’aurait pas cette âme, cette profondeur qui nous renvoie à notre propre passé. Ce film est loin des stéréotypes des comédies actuelles, sans la moindre fausse note, hormis la chanson de générique, une pure faute de goût signalée par Tootpadu.
Certes, la scène de l’accident de vélo est très forte et nous renvoie à notre hantise la plus profonde de perdre une personne très proche (son âme sœur, ses parents, ses frères d’armes). Mais comme l’avait si bien exprimé La Cité des anges, une vie sans amour ne mérite pas d’être vécue. Seul le véritable amour d’une vie nous montre la bonne route vers le bonheur réel et si difficile à trouver pour tout geek.
Reste que ce film fait partie des petits films indépendants qui nous touchent et nous donnent envie de nous réveiller le matin près de la femme de notre cœur …
Vu le 26 août 2011, au Gaumont Disney Village, Salle 16, en VF
Par Tootpadu 23/08/2011
Bien que l’issue de cette romance mélancolique soit assez prévisible, la relation entre cet homme et cette femme qui ne sont à première vue pas faits l’un pour l’autre est assez crédible pour nous émouvoir. Le courant passe en effet étonnamment bien entre Anne Hathaway et Jim Sturgess, au point de nous faire oublier les quelques incongruités qui minent malgré tout le film. Les deux acteurs se soumettent entièrement à la suprématie fictive de l’amour, peu importe que la longue gestation de l’épanouissement de leur attachement se conforme au cadre limitatif du schéma temporel ou pas. La succession de rendez-vous manqués ou d’occasions ignorées pour se réconcilier, y compris le revirement dramatique majeur du film, vont même jusqu’à transformer ce dernier en un pamphlet doux-amer en faveur du carpe diem.
Contrairement à son film précédent, Une éducation, Lone Scherfig a beaucoup de mal à donner un véritable air britannique à ce film-ci. Ce métissage culturel provient au moins partiellement du choix de l’Américaine Anne Hathaway pour le rôle principal féminin, auquel elle peine à donner l’aspect complexé et timide, qui empêche pendant si longtemps Emma d’exprimer ses sentiments pour Dexter. Enfin, il n’est pas dans nos habitudes de vous inciter à quitter la salle avant la fin du générique. Nous faisons une exception dans le cas présent par contre, puisqu’un départ précipité vous épargnera la chanson abominable d’Elvis Costello, qui synthétise tout ce qui ne va pas dans ce film, au risque de faire oublier ses qualités indéniables.
Vu le 18 août 2011, au Club Marbeuf, en VO