Eden log
Réalisé par Franck Vestiel (2007)
Science-fiction
| Durée | 97 minutes |
| Sortie | 26/12/2007 |
| Note | 6/10 |
Un homme se réveille dans l'obscurité, au fond d'une grotte souterraine. Il ne sait pas qui il est, ni ce qu'il fait dans cet endroit inhospitalier. En remontant vers la surface, il émerge dans un inquiétant réseau sous terre, où règnent des bêtes diformes et une plante géante.
La critique
Par Tootpadu 23/11/2007
Pour son premier film, Franck Vestiel est allé piocher chez les meilleurs. Les influences sont en effet multiples dans cette oeuvre sombre et oppressante, qui présente une vision vague et inquiétante de l'avenir.
Alors que l'on se croirait au début dans une version plus astucieuse, car plus mystérieuse, d'un Cube ou d'un Saw, le récit s'éloigne progressivement de ces jeux mentaux gratuits. L'univers inconnu délivre toujours ses secrets avec autant de parcimonie, mais la narration prend plutôt un tournant vers l'abstraction à la Solaris, de Tarkovski ou de Soderbergh. La lutte pour la survie contre d'étranges créatures mutantes s'apparente également à The Descent, sans pour autant rentrer dans la mécanique classique de l'épouvante. Et puis, visuellement, la photo très contrastée et les décors industriels délabrés font instantanément penser aux films de la série d'Alien. Enfin, la conclusion dans sa force métaphorique n'est pas très loin de l'univers abstrait de The Fountain, la prétention écologique en plus.
Tant de citations à travers le spectre entier du genre, pour un film qui ne réussit jamais tout à fait à en tirer une forme personnelle. Eden log se heurte à peu près à la même limitation qu'Equilibrium : de n'être qu'un exercice de style, qui maîtrise parfaitement les règles du genre, mais qui demeure en même temps trop condensé et aseptisé pour exister pleinement par lui-même.
Alors que l'on se croirait au début dans une version plus astucieuse, car plus mystérieuse, d'un Cube ou d'un Saw, le récit s'éloigne progressivement de ces jeux mentaux gratuits. L'univers inconnu délivre toujours ses secrets avec autant de parcimonie, mais la narration prend plutôt un tournant vers l'abstraction à la Solaris, de Tarkovski ou de Soderbergh. La lutte pour la survie contre d'étranges créatures mutantes s'apparente également à The Descent, sans pour autant rentrer dans la mécanique classique de l'épouvante. Et puis, visuellement, la photo très contrastée et les décors industriels délabrés font instantanément penser aux films de la série d'Alien. Enfin, la conclusion dans sa force métaphorique n'est pas très loin de l'univers abstrait de The Fountain, la prétention écologique en plus.
Tant de citations à travers le spectre entier du genre, pour un film qui ne réussit jamais tout à fait à en tirer une forme personnelle. Eden log se heurte à peu près à la même limitation qu'Equilibrium : de n'être qu'un exercice de style, qui maîtrise parfaitement les règles du genre, mais qui demeure en même temps trop condensé et aseptisé pour exister pleinement par lui-même.
Vu le 23 novembre 2007, au Planet Hollywood Champs-Elysées
★★★★★★☆☆☆☆
6/10