Tel père telle fille
Réalisé par Olivier De Plas (2007)
| Durée | 82 minutes |
| Sortie | 01/08/2007 |
| Note | 5/10 |
Pendant les années 1990, Bruno vivait à fond sa passion de la chanson rock, en menant un groupe qui faisait salle comble dans les bars parisiens. Depuis, il n'a pas évolué et se trouve à toujours répéter les mêmes rengaines devant un public d'irréductibles de plus en plus réduit. Sans travail et domicile fixes, Bruno se laisse vivre tant bien que mal par le RMI, lorsqu'Alice, une conquête de sa jeunesse, le contacte. La nouvelle qu'elle a à lui annoncer met Bruno devant des responsabilités qu'il fuyait complètement jusqu'à présent : à l'époque, elle a eu un enfant de lui, et cette fille, Nancy, de désormais treize ans souhaite rencontrer son père.
La critique
Par Tootpadu 07/08/2007
Ce Bruno, complètement absorbé par son trip de chanteur littéralement mal compris, est arrivé au bout du roulot. Son parcours le menerait sans doute directement dans la rue, si ce n'était pour un ultime sursaut provoqué par l'instinct paternel. L'assagissement du vieux rocker n'est certes pas fulgurant, mais son accession au rôle du père un minimum responsable se fait sans trop d'encombrements narratifs. C'est d'ailleurs l'extrême légèreté du ton qui fait avancer le film encore et encore. L'inconvénient de cette aisance dans l'enchaînement des séquences est cependant un rythme peu consistant, qui laisse le développement des personnages de côté.
Les petites touches sympathiques sur lesquelles s'appuie le scénario paraissent ainsi plus comme des béquilles commodes que comme une structure solidement travaillée. Les changements de stratégie de Bruno dans l'éducation de sa fille sont alors aussi abruptes que ses conquêtes amoureuses ou que cette réplique finale trop soudaine. Il n'empêche que l'interprétation affectée mais charmante de Vincent Elbaz et la présence rassurante d'Elodie Bouchez évitent au film de s'envoler dans toute sa légèreté estivale anodine.
Vu le 6 août 2007, à l'UGC Lyon Bastille, Salle 5