28 semaines plus tard
Réalisé par Juan Carlos Fresnadillo (2007)
| Durée | 100 minutes |
| Sortie | 19/09/2007 |
| Note | 6/10 |
28 semaines après la déclaration en Angleterre du virus qui transforme les humains en zombies sanguinaires, la reconstruction commence à Londres. Alors que tous les porteurs de la maladie sont censé être morts de faim, une troupe de soldats américains a pris position au coeur de la capitale. Les premiers civils sont également installés dans un secteur sous haute surveillance, le temps de désinfecter progressivement tout le pays. Parmi eux se trouvent les enfants Tammy et Andy, qui étaient partis à l'étranger avant le déclenchement de la catastrophe et qui y ont perdu leur mère.
La critique
Par Tootpadu 02/07/2007
Comme dans ce dernier, la menace virale est au coeur d'un récit haletant et riche en sensations éprouvantes. La séquence qui condense le mieux l'équilibre bien mené entre le calme et les moments d'horreur, qui règne sur le film dans son ensemble, se trouve hélas tout au début. Le déchirement entre l'engagement familial et la nécessité de survivre à l'état pur y est développé très efficacement. Le chaos et la panique qui vont envahir sans crier gare l'histoire se traduisent formellement par un style très direct et chahuté, tout à fait en adéquation avec le genre. Avec le fonctionnement implacable, et en fin de compte inhumain, du protocole militaire en toile de fond, le récit avance ainsi sans temps morts.
Car 28 semaines plus tard est avant tout un divertissement intense, qui préfère garder le spectateur en état d'alerte maximale, plutôt que d'évoquer des sujets importants ou de développer outre mesure ses personnages. Les petits clins d'oeil ne manquent ainsi pas, et comme toute oeuvre cinématographique qui se respecte, ce premier film américain du réalisateur espagnol Juan Carlos Fresnadillo porte un témoignage plus ou moins voilé de son époque. Mais il lui manque un peu la classe et le sérieux d'un film comme Les Fils de l'homme, auquel il fait penser de temps en temps.
Vu le 2 juillet 2007, au Club de l'Etoile, en VO