Komma
Réalisé par Martine Doyen (2007)
Drame
| Durée | 98 minutes |
| Sortie | 23/05/2007 |
| Note | 3/10 |
Peter De Wit se réveille à la morgue, sans se souvenir comment il est arrivé là. Il prend l'identité d'un autre mort, Lars Ericsson, et s'installe dans un grand hôtel de Bruxelles. Un soir, il croise l'artiste Lucie Brückner dans la rue. Désemparée après le lancement de son exposition, la jeune femme paraît aussi empressé d'oublier que De Wit. Celui-ci l'emmène alors en Bavière, sur les traces de son enfance.
La critique
Par Tootpadu 25/05/2007
Vous arrivez dans la salle, alors que le film a déjà commencé, peu importe que ce soit par votre propre faute ou, comme dans le cas présent, parce que la durée de la publicité a été frauduleusement écourtée. Après un énervement initial, vous réussissez tout de même à rentrer dans l'action, à saisir les enjeux de l'intrigue en dépit des éléments manquants du début. Hélas, ce rattrapage forcé ne fonctionne pas du tout, face à ce film belge atrocement brouillon. Nous avons pas dû louper tant de film que cela, ce qui nous amène à la conclusion qu'il n'y a rien à comprendre à cette histoire quasiment improvisée. Pire encore, on dirait presque que le film se délecte de cette absence de sens, qu'il joue vicieusement avec les frustrations du spectateur, motivées par une narration catastrophique.
Le problème majeur de ce film n'est pas tant la vacuité minimaliste de son histoire, mais son incapacité absolue de pallier ce vide avec une ambition esthétique quelconque. Cadrés apparemment au pif, les plans de la caméra tenue à la main sont d'une laideur désespérante et sans la moindre valeur expressive ou au moins contemplative. Un goût précaire pour des bizarreries en tout genre (comme le chanteur en japonais ou le spectacle autour du roi Louis) accentue encore cette impression d'un projet complètement fourvoyé.
Comme il n'y a apparemment rien à comprendre à l'histoire, les acteurs agissent en conséquence. La présence livide d'Arno, qui colle bien au rôle, au point de souhaiter qu'il ne se soit jamais réveillé, n'apporte rien au film. Seule l'interprétation téméraire d'Edith Scob, décidément une des rares actrices françaises à ne pas avoir peur du ridicule, nous sort, péniblement, de notre torpeur.
Le problème majeur de ce film n'est pas tant la vacuité minimaliste de son histoire, mais son incapacité absolue de pallier ce vide avec une ambition esthétique quelconque. Cadrés apparemment au pif, les plans de la caméra tenue à la main sont d'une laideur désespérante et sans la moindre valeur expressive ou au moins contemplative. Un goût précaire pour des bizarreries en tout genre (comme le chanteur en japonais ou le spectacle autour du roi Louis) accentue encore cette impression d'un projet complètement fourvoyé.
Comme il n'y a apparemment rien à comprendre à l'histoire, les acteurs agissent en conséquence. La présence livide d'Arno, qui colle bien au rôle, au point de souhaiter qu'il ne se soit jamais réveillé, n'apporte rien au film. Seule l'interprétation téméraire d'Edith Scob, décidément une des rares actrices françaises à ne pas avoir peur du ridicule, nous sort, péniblement, de notre torpeur.
Vu le 24 mai 2007, à l'Espace Saint Michel, Salle 2
★★★☆☆☆☆☆☆☆
3/10