Wilderness

Réalisé par Michael J. Bassett (2007)

Horreur
Wilderness
Durée 94 minutes
Sortie 14/03/2007
Note 6/10

Dans une prison pour jeunes délinquants, Davy est poussé au suicide après avoir été malmené par ses compagnons de cellule. En guise de représailles, les six jeunes criminels sont envoyés sur une île écossaise déserte avec leur gardien. Le stage de réinsertion qu'ils sont censé y passer tourne vite au carnage, lorsqu'ils sont attaqués par des chiens féroces et un tueur invisible.

La critique

Par Tootpadu 13/02/2007

L'horreur britannique fait une fois de plus preuve d'une vigueur étonnante avec ce film intense, après le cultissime The Descent et le très solide Isolation. Comme dans le petit chef-d'oeuvre de Neil Marshall, Wilderness déploie une crainte impressionnante au cours des premières attaques mystérieuses. Le cadre forestier se prête à merveille aux plans inquiétants, depuis le point de vue d'une force menaçante qui attend dans l'ombre le moment opportun pour frapper. Pendant la première moitié du film, la mise en scène poignante de Michael J. Bassett et le scénario très convenable de Dario Poloni rendent cette excursion forcée hautement divertissante et fascinante.
Et puis, à l'instar de la plupart des films du genre qui s'appuient sur l'inconnu pour susciter la peur, la révélation de l'origine de la menace fait sensiblement retomber la tension. La suite n'est alors plus qu'un enchaînement violent de cruautés plus ou moins gratuites, qui peinent à faire avancer réellement l'histoire. Dès l'arrivée au baraquement militaire, il ne s'agit plus que de décimer le petit groupe de survivants davantage, jusqu'au dénouement pas vraiment satisfaisant. La tension qui tenait le groupe réuni jusque là se retourne contre lui et gangrène le peu de solidarité de fortune qui le rassemblait auparavant. Comme cheminement psychologique, nous avons déjà vu plus sophistiqué, mais plus naïf aussi.
En somme, une première heure magistrale et une fin plutôt commune font de ce film d'horreur une preuve supplémentaire du potentiel du cinéma britannique. Dommage alors que la densité du début ne se maintienne pas plus longtemps.

Vu le 13 février 2007, au Club de l'Etoile, en VO

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

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