Orgueil & préjugés
Réalisé par Joe Wright (2006)
| Durée | 125 minutes |
| Sortie | 18/01/2006 |
| Note | 7/10 |
La famille Bennet vit sur une ferme modeste à la campagne anglaise, à la fin du XVIIIème siècle. Avec cinq filles à marier, la mère n'arrête pas de chercher de bons partis, car à la mort du père toute la famille se retrouvera sans le sou. Jane, l'aînée, est tombée amoureuse de Mr Bingley, un riche héritier qui vient de s'installer dans la région, alors que Lizzie ne trouve pas une seule qualité à Mr Darcy, l'ami peu sociable du prétendant de sa soeur. Pourtant, Lizzie sera bien obligé de le considérer sous un autre jour, après quelques tourments du coeur qui apportent autant de joie que de peine à elle et à ses soeurs.
Les critiques
Par Mulder 17/01/2006
Ce film est donc une comédie narrant les déboires d'une famille d'un milieu modeste ayant uniquement des filles comme enfant. Chacune de ses filles va avoir son lot de soucis et de joies tout au long de ce long et intéressant film. Certes, par moments, on est assez irrité par ce film nous parlant des différences sociales. Ce genre de racisme primaire typiquement anglais nous exacerbe au possible et nous sommes de tout coeur avec Jane Bennet qui nous montrera que l'amour ne connaît aucune limite. Le personnage fort attachant du père interprété par le grand Donald Sutherland vient également à différentes reprises nous émouvoir par sa force de pensée et surtout par son courage de protéger sa fille Jane des prétendants ne méritant en aucun cas l'amour d'une si belle et intelligente fille...
Ce film est donc à conseiller à tous les romantiques dont je fais partie et est surtout à voir pour apprécier Keira Knightley au sommet de sa forme...
Pour la petite note, on remerciera Emma Thompson, scénariste primée de Raison et sentiments, pour sa collaboration au scénario de ce film en réécrivant certaines scènes. Pour ce travail, elle ne fut pas payée et n'est pas créditée au générique du long-métrage...
Vu le 16/01/06, en vo salle 15 au Gaumont de Disney Village
Par Tootpadu 02/01/2006
Toute la poussière qui aurait pu s'amasser sur cette histoire d'un autre temps, avec des moeurs et des coutumes qui n'ont pratiquement plus cours aujourd"hui, est en effet dissipée par une approche sans complexes. A l'opposé des autres adaptations littéraires de l'auteur, et d'oeuvres semblables comme les drames costumés issus de la collaboration entre James Ivory et Ismail Merchant, cette version de la rencontre entre deux êtres qui ignorent encore tout de l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre, n'a pas réellement l'aspect d'un film d'époque, en dépit d'une reconstitution des décors et des costumes remarquable. C'est peut-être que Joe Wright, dans son premier film pour le cinéma, a su préserver un équilibre très précieux entre les enjeux sociaux du matériel de base et nos modes de lecture modernes, le genre de symbiose idéale que seuls les spectateurs les plus superficiels qualifieraient de légère.
Au centre de la ronde amoureuse qui tourne avec un air aussi enjoué que grave autour des conquêtes et des défaites sentimentales des filles de la famille Bennet, Keira Knightley est simplement ravissante dans un rôle qui lui va parfaitement. De quoi oublier sans plus tarder sa dernière mésaventure catastrophique (Domino, même si l'échec de celui-ci ne lui est guère imputable), ainsi que ses rôles précédents plutôt insipides.
Vu le 15 décembre 2005, au Planet Hollywood Champs-Elysées, en VO