Quatre frères
Réalisé par John Singleton (2005)
| Durée | 109 minutes |
| Sortie | 05/10/2005 |
| Note | 5/10 |
Ce sont quatre "frères", deux Blancs et deux Blacks, issus de familles qui les abandonnèrent très tôt à leur sort. Quatre laissés-pour-compte, quatre incorrigibles gamins qui accumulaient les "bêtises". Evelyn Mercer a été la seule à croire en eux, à les recueillir et à les aimer.
Lorsque leur "mère" est abattue par deux braqueurs de supérette, les quatre frères se retrouvent pour un dernier hommage et constatent que le temps ne les a guère changés. Bobby, la tête brûlée, n'a rien perdu de son impulsivité et de sa virulence ; Angel, le macho, s'apprête à reconquérir une belle Latino abruptement plaquée ; Jack, le benjamin, espère encore imposer ses talents de rocker. Seul Jeremiah, le plus posé de la bande, a fondé un foyer et s'est lancé dans les affaires. Il est aussi le seul des quatre frères à faire confiance au lieutenant Green pour retrouver les assassins d'Evelyn...
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 11/10/2005
Ce jugement vaut sans réserve pour cette histoire fort basique de quatre frères qui partent en croisade pour venger leur mère. Outre des scènes d'un ton sentimental épais, deux moments d'action remplies de testostérone mais sans plus de qualités (la course poursuite en pleine tempête de neige & la fusillade devant la maison des frères), ainsi qu'une structure répétitive qui suit les méthodes inhabituelles et incroyablement efficaces des protagonistes, elle ne présente rien à se mettre sous la dent d'un point de vue cinémathographique. Seulement l'état d'esprit dans lequel baigne l'enquête est digne d'intérêt, bien qu'il ne soit point édifiant. L'unique justice que prône le film est celle de la rue ou, en d'autres termes, celle de la violence. Les rares mises en question de cette morale primaire n'inquiètent jamais le résultat final : le rétablissement de l'ordre grâce à l'élimination relativement astucieuse, mais sauvage sans équivoque, de tous les méchants.
John Singleton a donc vendu ses talents une fois de plus pour un film passable qui perpétue sans hésitation des clichés qui devraient plaire, encore un cliché, aux malfrats qu'il décrit.
Vu le 11 octobre 2005, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 2, en VO