Garde rapprochée

Réalisé par Stephen Herek (2005)

Comédie policière
Garde rapprochée
Durée 100 minutes
Sortie 03/08/2005
Note 4/10

Roland Sharp est un policier du Texas, une profession qu'il remplit sans le moindre sourire et avec une grande efficacité. Lorsqu'un des témoins clés dans une affaire importante est assassiné, Sharp est désigné pour assurer la protection des témoins : cinq pompom-girls d'une superficialité débordante. Enfermé avec ces jeunes femmes qui ne se soucient que de leur prochaine sortie et de la mise en valeur de leur physique, Sharp apprendra lentement à se détendre, et en même temps, à se rapprocher de sa fille qui vit avec son ex-femme.

La critique

Par Tootpadu 09/08/2005

La tradition estivale des sorties éclair continue avec cette comédie excessivement molle, plombée sans espoir de rédemption par un scénario quelconque. Faute de trouver une nouvelle approche pour les histoires de protection mal assortie, elle se contente très paresseusement d'entasser quelques éléments surexploités et qui n'ont d'ailleurs guère fait leurs preuves auparavant. Ainsi, pas une seule des nombreuses pistes que l'histoire suit arrive à nous intéresser ne serait-ce qu'un minimum. La trame policière avec son affaire nébuleuses et ses méchants passifs, le côté comédie d'ado avec des midinettes ni tout à fait connes, ni tout à fait humaines, l'aspect sentimental avec le retour en piste du vieux solitaire qui ne sait pas comment recevoir une invitée chez lui : rien que des clichés qui demeurent désespérément tièdes !
Le cas de Stephen Herek continue néanmoins à nous intriguer. En une dizaine de films depuis vingt ans, il nous prouve assez régulièrement qu'il est un cinéaste qui connaît son métier. Equipé d'un vocabulaire esthétique solide, il sait donner un cadre sayant à des histoires qui sont bien moins convenables. Bien qu'il ait touché le fond provisioire avec cette bagatelle insignifiante et fade, même ses films précédents (7 jours et une vie et Mister G.) étaient fortement défaillants du côté du scénario. En somme, avec Stephen Herek, on a l'impression d'assister à une interminable série de commandes sans âme, façonnée par un artisan capable de faire plus que ces célébrations indigestes de clichés à la pelle.

Vu le 8 août 2005, aux Montparnos, Salle 2, en VF :(

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

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