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The Seventh Turn : la voix d’Amy Lee devient la bande originale intégrale du film

Lundi 22 Juin, 19h15

À une époque où la musique de film est de plus en plus façonnée par les bibliothèques numériques, les outils d’intelligence artificielle et les instruments virtuels sophistiqués, le court-métrage psychologique « The Seventh Turn » emprunte une voie radicalement différente. Le compositeur Michael Wandmacher, dont la carrière s’étend de la télévision au cinéma de genre à grand succès en passant par des jeux vidéo acclamés, a dévoilé ce qui pourrait bien être l’une des expériences de composition les plus insolites de ces dernières années : une bande originale entièrement créée à partir de la voix d’Amy Lee, la chanteuse d’Evanescence lauréate d’un Grammy. Plutôt que de s’appuyer sur des instruments traditionnels, des synthétiseurs, des échantillonneurs ou des éléments générés par l’IA, Michael Wandmacher a passé des mois à transformer des milliers d’enregistrements vocaux en une bande originale cinématographique complète, faisant ainsi d’Amy Lee elle-même ce qu’il décrit comme un « synthétiseur biologique ». Le résultat est un paysage musical envoûtant et profondément émouvant qui constitue la colonne vertébrale sonore de The Seventh Turn, un drame psychologique inspiré de la légende urbaine espagnole « La Chica de la Curva ».

Écrit, produit et réalisé par Eric D. Howell, avec Marta Milans à la co-réalisation, The Seventh Turn suit un jeune couple voyageant de nuit, alors qu’une femme enceinte se retrouve piégée dans une relation de plus en plus manipulatrice et émotionnellement abusive. Au fur et à mesure que l’histoire se déroule, une mystérieuse silhouette fantomatique apparaît dans un virage sombre au bord de la route, forçant des vérités longtemps enfouies à refaire surface. Le film s’inspire de l’une des légendes surnaturelles les plus tenaces d’Espagne, mais il intègre également une dimension sociale forte. Selon les cinéastes, le symbolisme du titre dépasse le cadre du folklore : des études et des associations de défense des droits ont souvent souligné que les femmes victimes de relations abusives tentent généralement de partir à plusieurs reprises avant de réussir à s’échapper définitivement, le chiffre de sept tentatives étant fréquemment évoqué dans les campagnes de sensibilisation. Ce lien thématique transforme le cadre surnaturel en une histoire de résilience, de découverte de soi et de libération, des thèmes qui trouvent un écho direct dans la bande originale.

Ce qui rend ce projet particulièrement remarquable, c’est le processus qui a présidé à la création de sa musique. Travaillant à distance entre Los Angeles et Nashville, Michael Wandmacher a mis au point un processus de travail unique qui a nécessité qu’Amy Lee enregistre une immense bibliothèque de sons vocaux. Ces enregistrements allaient bien au-delà du chant traditionnel. Des notes tenues, des souffles murmurés, des cris, des bourdons, des chants, des sons percussifs, des crescendos, des textures vocales et d’innombrables articulations expérimentales ont été capturés et catalogués. Pendant plusieurs mois, Michael Wandmacher a manipulé et remodelé ces fragments pour en faire tous les éléments musicaux nécessaires à la bande originale. Cloches, cordes, percussions, textures atmosphériques, effets sonores et éléments mélodiques provenaient tous de la même source : la voix d’Amy Lee. Cette prouesse est d’autant plus remarquable que le résultat final ne ressemble apparemment pas à une bande originale vocale classique. Au contraire, les auditeurs découvrent ce qui s’apparente à une composition cinématographique entièrement orchestrée, alors que chaque détail sonore reste ancré dans une seule voix humaine.

Pour Michael Wandmacher, cette expérience représentait à la fois un défi technique et une obsession créative. Le compositeur a passé des années à explorer des approches non conventionnelles de la conception sonore et de la narration musicale, mais The Seventh Turn a poussé ces idées plus loin que jamais. Connu pour son travail sur des projets tels que la série télévisée humoristique The Goldbergs, le film d’action sur les vampires Underworld : Blood Wars, le film d’horreur culte Piranha 3D et le jeu PlayStation acclamé par la critique Bloodborne, Michael Wandmacher s’est forgé une réputation en créant des identités sonores mémorables à travers des genres très différents. Pourtant, malgré un parcours aussi éclectique, il décrit The Seventh Turn comme le projet le plus difficile de sa carrière, car chaque élément musical a dû être inventé à partir de zéro. La bande originale n’a pas simplement été composée ; elle a été conçue, sculptée et reconstruite note par note à partir de matériel vocal brut.

Pour Amy Lee, ce projet a représenté une occasion rare d’explorer les possibilités illimitées de la voix humaine. Tout au long de sa carrière au sein d’Evanescence, elle s’est fait connaître pour allier un chant rock puissant à des influences cinématographiques et orchestrales, ce qui faisait d’elle une collaboratrice toute désignée pour une expérience aussi ambitieuse. Selon Amy Lee, les contraintes créatives sont devenues la plus grande force du projet. En établissant une règle simple mais sans compromis — tout devait provenir d’une voix —, les collaborateurs ont découvert un terrain de jeu créatif étonnamment vaste. La chanteuse a parlé avec enthousiasme de sa découverte du résultat final et de la façon dont des sons vocaux familiers se sont transformés en instruments et textures entièrement nouveaux. Pour une artiste dont le travail a souvent brouillé les frontières entre musique rock, musique de film et narration atmosphérique, The Seventh Turn représente un prolongement fascinant de ce parcours artistique.

Cette collaboration s’inscrit également dans la continuité d’un partenariat créatif qui s’épanouit discrètement depuis plus d’une décennie. Michael Wandmacher et Amy Lee se sont d’abord fait remarquer pour leur travail sur Voice from the Stone, un autre film réalisé par Eric D. Howell. Ensemble, ils ont créé la chanson « Speak to Me », qui est devenue l’un des éléments phares de cette production et a remporté un Hollywood Music in Media Award. Le morceau a ensuite attiré des millions de spectateurs en ligne, démontrant l’attrait durable de leurs sensibilités artistiques combinées. Plus récemment, Michael Wandmacher a contribué aux arrangements pour cordes de plusieurs titres de l’album Sanctuary d’Evanescence, sorti en 2026, renforçant ainsi une relation créative fondée sur la confiance mutuelle et l’expérimentation.

Au-delà de son innovation technique, The Seventh Turn reflète une tendance croissante chez les cinéastes indépendants à la recherche d’identités artistiques distinctives dans un paysage de contenus de plus en plus saturé. Les courts-métrages ont souvent servi de laboratoires pour la prise de risques créatifs, et ce projet s’inscrit pleinement dans cette tradition. En rejetant les outils de composition musicale conventionnels et en se concentrant entièrement sur la puissance expressive d’une seule voix humaine, Michael Wandmacher, Amy Lee, Eric D. Howell et Marta Milans ont créé une œuvre qui se démarque des productions typiques du genre. Cette approche fait écho aux thèmes centraux du film, à savoir l’identité et la transformation, permettant à la musique et au récit de devenir des éléments indissociables d’une même expérience émotionnelle.

Le public aura l’occasion de découvrir cette expérience unique lors de la première en ligne de The Seventh Turn, le 1er juillet 2026, sur la plateforme de streaming Kinema, spécialisée dans les projections virtuelles et les événements de visionnage organisés par la communauté. La bande originale, composée par Michael Wandmacher et entièrement interprétée grâce à la voix transformée d’Amy Lee, devrait également faire l’objet d’une sortie dédiée dans un avenir proche. Qu’il soit considéré comme une avancée technique, une prise de position artistique ou simplement une collaboration fascinante entre deux partenaires créatifs de longue date, The Seventh Turn suscite déjà l’intérêt en tant que l’un des projets de court-métrage les plus innovants de l’année, prouvant que même dans un monde submergé par la technologie, la voix humaine peut encore ouvrir la voie à des possibilités cinématographiques entièrement nouvelles.

Synopsis :
Inspiré de la légende urbaine espagnole « La Chica de la Curva », le film suit un jeune homme qui roule de nuit avec sa fiancée enceinte ; ses manœuvres de manipulation psychologique et son contrôle coercitif l’amènent à remettre en question sa propre réalité jusqu’à ce qu’une femme mystérieuse et fantomatique apparaisse sur la route devant eux. C’est une histoire qui invite à se souvenir de sa vérité.

The Seventh Turn
Réalisé par Eric D. Howell et Marta Milans
Écrit par Eric D. Howell
Produit par Jillian Nodland, Eric D. Howell et Marta Milans
Avec Charlotte Vega et Luke Forbes
Photographie : Bo Hakala
Montage : Nate Maydole
Musique : Michael Wandmacher
Bande originale interprétée par Amy Lee [Evanescence]
Distribué par Kinema (États-Unis)
Dates de sortie : 1er juillet 2026 (États-Unis)
Durée : 19 minutes

(Source : communiqué de presse)

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