Festivals - Deauville 2025 : In Transit explore l'intimité à travers des performances subtiles

Par Mulder, Deauville, Centre international de Deauville, 08 septembre 2026

Le 8 septembre 2025, au Centre international de Deauville, Jaclyn Bethany, Alex Sarrigeorgiou et Sarah Keyes sont montés sur scène pour présenter In Transit lors du Festival du cinéma américain de Deauville, offrant au public non seulement une introduction au film, mais aussi un échange révélateur après la projection qui a mis en lumière les sous-entendus profondément personnels du projet. L'atmosphère était imprégnée de cette alchimie familière à Deauville, où l'élégance du bord de mer normand rencontre l'intimité du cinéma indépendant américain. Dès les premiers instants de la séance de questions-réponses, il est apparu clairement qu'In Transit s'inscrivait résolument dans la lignée des drames centrés sur les personnages qui ne cherchent pas à submerger le spectateur par le spectacle, mais plutôt à l'attirer vers l'intérieur grâce à une précision émotionnelle, des silences réfléchis et des performances calibrées avec une délicate retenue, un ton renforcé par les réflexions mesurées du réalisateur sur la vulnérabilité créative et par les insights candides du scénariste-vedette sur la construction d'un récit qui semble plus observateur que déclaratif.

In Transit, un drame de 2025 réalisé par Jaclyn Bethany et écrit par Alex Sarrigeorgiou, met en vedette Alex Sarrigeorgiou, François Arnaud et Jennifer Ehle, et a été présenté en première mondiale au Festival international du film d'Édimbourg le 17 août 2025, un lancement qui a positionné le film dans un circuit connu pour mettre en lumière des voix indépendantes nuancées ; l'histoire se déroule dans une petite ville du Maine, où une jeune barmaid sans passé défini accepte de poser pour une peintre en pleine crise existentielle pendant une résidence artistique, une rencontre qui évolue progressivement vers une relation qui modifie la trajectoire des deux femmes. Si le postulat peut sembler trompeusement minimaliste, l'architecture émotionnelle du film repose sur des subtilités qui font écho à la tradition des drames psychologiques intimes, les paysages du Maine fonctionnant moins comme des images de carte postale que comme une toile émotionnelle reflétant la solitude, la réinvention et la fragilité des relations humaines.

Au cours des discussions sur la genèse du film, des notes de production vérifiées font remonter le projet à décembre 2023, lorsque Alex Sarrigeorgiou, François Arnaud et Jennifer Ehle ont officiellement rejoint le casting, avec Jaclyn Bethany à la réalisation d'après le scénario d'Alex Sarrigeorgiou, et le tournage principal commençant dans le Maine avant de se déplacer à New York, un changement qui reflète subtilement le mouvement thématique entre introspection et confrontation présent dans le récit ; L'approche visuelle du directeur de la photographie Sam Tetro privilégie la lumière naturelle et un cadrage naturel, conférant aux scènes une authenticité vivante, tandis que la monteuse Shannon C. Griffin façonne les 85 minutes du film avec un rythme qui privilégie les pauses émotionnelles plutôt que les ponctuations dramatiques. La musique du compositeur Juampa souligne l'intériorité des personnages sans imposer de sentiment, tissant plutôt une atmosphère qui amplifie doucement les tensions silencieuses du film.

Ce qui ressortait le plus clairement à Deauville, cependant, n'était pas simplement la trajectoire factuelle de la production, mais la philosophie créative qui l'animait, Jaclyn Bethany évoquant la résistance à l'exagération mélodramatique au profit du réalisme émotionnel, et Alex Sarrigeorgiou décrivant l'écriture à partir d'une observation psychologique, mettant l'accent sur des personnages qui n'annoncent pas leurs transformations, mais les révèlent progressivement, souvent à travers des contradictions ou des vulnérabilités. Les réactions du public ont reflété cette sensibilité, avec des questions tournant autour de l'identité, de la réinvention et de la frontière floue entre collaboration artistique et dépendance émotionnelle, thèmes qui résonnent fortement dans le cinéma indépendant contemporain et que In Transit explore avec une retenue de plus en plus rare à une époque dominée par des enjeux dramatiques exacerbés.

Produit par C.C. Kellogg, Jaclyn Bethany, Alex Sarrigeorgiou, Sarah Keyes et Tara Sheffer, et soutenu par Valmora Productions, BKE Productions, Little Language Films et Good Question Media, le film témoigne de l'écosystème collaboratif qui soutient les projets indépendants américains, où les rôles créatifs se chevauchent fréquemment et où l'investissement artistique transcende les hiérarchies conventionnelles. cet esprit était palpable sur la scène de Deauville, où le dialogue entre les cinéastes et les festivaliers faisait écho à la philosophie même du festival, un espace où la découverte, la conversation et la curiosité cinématographique se croisent et où In Transit, avec ses courants émotionnels discrets et ses performances finement ciselées, a trouvé un public particulièrement réceptif, sensible aux films qui murmurent plutôt que de crier.

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Synopsis :
Dans une petite ville du Maine, une jeune barmaid sans passé accepte de poser pour une peintre en pleine crise existentielle, venue se ressourcer dans le cadre d'une résidence d'artistes. Cette rencontre inattendue poussera les deux femmes à remettre en question leur vision du bonheur et de la vie.

In Transit
Réalisé par Jaclyn Bethany
Écrit par Alex Sarrigeorgiou
Produit par C.C. Kellogg, Jaclyn Bethany, Alex Sarrigeorgiou, Sarah Keyes, Tara Sheffer
Avec Alex Sarrigeorgiou, François Arnaud, Jennifer Ehle
Directeur de la photographie : Sam Tetro
Montage : Shannon C. Griffin
Musique : Juampa
Sociétés de production : Valmora Productions, BKE Productions, Little Language Films, Good Question Media
Date de sortie : 17 août 2025 (Édimbourg)
Durée : 85 minutes

Photos et vidéo : Boris Colletier / Mulderville