Amityville
Réalisé par Andrew Douglas (2005)
| Durée | 90 minutes |
| Sortie | 22/06/2005 |
| Note | 3/10 |
La nuit du 13 novembre 1974, le commissariat du Comté de Suffolk reçut un appel affolé, en provenance de la communauté d'Amityville. Un spectacle d'horreur attendait les policiers dans la résidence du 112 Ocean avenue : six membres d'une même famille avaient été massacrés dans leur lit, à coups de fusil. L'auteur du crime, Ronald DeFeo Jr., passa rapidement aux aveux. Il déclara avoir tué son père, sa mère et ses quatre frères et soeurs après avoir entendu des "voix" émanant des profondeurs de la maison, qui l'auraient envoûté et obligé à commettre un carnage.
Un an plus tard, George et Kathy Lutz emménagent avec leurs quatre enfants dans la maison d'Amityville, convaincus d'avoir trouvé la résidence de leurs rêves. Mais des événements bizarres et inexplicables - des voix, des visions cauchemardesques, une obscure et maléfique présence - ne tardent pas à troubler leur quotidien...
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 23/06/2005
Au milieu de cette ineptie qui vole chez les plus mauvais - la chambre de la petite fille ressemble ainsi à celle dans l'immonde Trouble jeu -, il y a toutefois un élément qui se démarque encore plus négativement. Déjà dépourvu de tout pouvoir de conviction dans Blade Trinity, en dépit de son jeu de muscles séduisant qu'il déploie de même ici, Ryan Reynolds livre une interprétation entièrement catastrophique. Alors que son personnage est censé être le pivot de l'intrigue, celui par qui le mal se fraie un chemin depuis l'univers des morts, cet acteur désespérant s'appuie sur ses seules lentilles pour exprimer la menace. Le constat s'avère alors très simple : Ryan aux beaux yeux foncés = bon / Ryan avec les yeux plein de sang = méchant. De quoi jeter des siècles de l'art dramatique par la fenêtre ... Les quelques grimaces forcées auxquelles il s'abaisse parfois finissent par rendre son jeu pratiquement irregardable, un désagrément renforcé par l'écriture paresseuse de son personnage.
La fête du cinéma est certes une des décharges favorites des distributeurs avant l'été, mais de là à vous infliger ce film d'horreur mal fait, nous vous conseillons plutôt de donner vos 3 €uros à une autre des nombreuses sorties de cette semaine !
Vu le 23 juin 2005, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 24, en VO