Femmes
Réalisé par George Cukor (1945)
Comédie
| Durée | 133 minutes |
| Sortie | 07/11/1945 |
| Note | 6/10 |
Au bout de dix ans de mariage, Mary Haines est toujours follement amoureuse de son mari Stephen, un bonheur conjugal encore solidifié par leur fille Mary. Jusqu'au jour où une de ses copines, Sylvia Fowler, entend chez la manucure des rumeurs sur des aventures de Stephen avec une mangeuse d'hommes, la vendeuse de parfum Crystal Allen. Les ragots vont alors bon train, et si Mary feint d'abord d'ignorer les tromperies, elle devra bientôt envisager le divorce.
La critique
Par Tootpadu 04/03/2005
Depuis longtemps un des projets phares en vue d'un remake avec toutes les vedettes féminines du moment, cette comédie pétillante se suffit pour elle-même et ne gagnerait probablement rien d'une mise à jour forcenée. Ce moulin à ragots la plupart du temps réjouissant dresse en effet un portrait sans complaisance de la gente féminine. Joué exclusivement par des actrices, le film ne manque cependant pas d'évoquer amplement les hommes, le sujet de conversation préféré de ces dames. En mettant les maris au centre des préoccupations des épouses, le scénario enlève une bonne part de l'autonomie de ces dernières, mais c'est justement à travers les manigances et les bavardages que se révèle le caractère et la manière d'être au féminin. De là à reconnaître en cette comédie d'une autre époque sociale une oeuvre sexiste, il n'y a qu'un pas à faire, mais cette réduction des dames à un groupe de harpies et de romantiques irrécupérables est tout aussi divertissante que très peu politiquement correcte.
Pour porter l'adaptation de cette pièce de théâtre à l'écran, George Cukor disposait de presque toutes les stars féminines de la MGM. Et l'impression d'un ensemble qui comprend des comédiennes aussi différentes que Norma Shearer, Joan Crawford et Rosalind Russell, est étonnamment homogène. Chacune d'entre elles est en effet limitée à un trait de caractère dominant, ou, pour reprendre l'idée du générique, assortie à un animal, féroce ou bête. Que ce cantonnement dans des stéréotypes fonctionne néanmoins bien, nous le devons à des répliques souvent assassines et débitées à une vitesse qui rend la traduction par sous-titres peu efficace.
Un peu trop long, le film subit et la réalisation statique de Cukor, et une séquence de défilé de mode en couleurs qui interromp péniblement l'enchaînement joyeux des vacheries. De plus, la contrainte d'éviter toute apparition d'un homme mène à quelques aberrations au bord de la lourdeur (le récit de la dispute du couple par la domestique).
Pour porter l'adaptation de cette pièce de théâtre à l'écran, George Cukor disposait de presque toutes les stars féminines de la MGM. Et l'impression d'un ensemble qui comprend des comédiennes aussi différentes que Norma Shearer, Joan Crawford et Rosalind Russell, est étonnamment homogène. Chacune d'entre elles est en effet limitée à un trait de caractère dominant, ou, pour reprendre l'idée du générique, assortie à un animal, féroce ou bête. Que ce cantonnement dans des stéréotypes fonctionne néanmoins bien, nous le devons à des répliques souvent assassines et débitées à une vitesse qui rend la traduction par sous-titres peu efficace.
Un peu trop long, le film subit et la réalisation statique de Cukor, et une séquence de défilé de mode en couleurs qui interromp péniblement l'enchaînement joyeux des vacheries. De plus, la contrainte d'éviter toute apparition d'un homme mène à quelques aberrations au bord de la lourdeur (le récit de la dispute du couple par la domestique).
Revu le 4 mars 2005, au Mac Mahon, en VO
★★★★★★☆☆☆☆
6/10