Arnold à la conquête de l'Ouest
Réalisé par Alex Cooke (2005)
| Durée | 82 minutes |
| Sortie | 16/02/2005 |
| Note | 5/10 |
Durant l'été 2003, la Californie a été le théâtre d'une farce politique. Les républicains ont en effet réussi, grâce à une loi que presque tout le monde avait oubliée, à lancer une procédure de destitution du gouverneur fraîchement réélu. Apprenant que le héros de Terminator, Arnold Schwarzenegger, allait se lancer dans la course électorale, la réalisatrice anglaise Alex Cooke a décidé de suivre la campagne.
Aujourd'hui aux Etats-Unis, un lobby tente de modifier la constitution afin de permettre aux citoyens d'origine étrangère naturalisés américains d'être candidats à la présidence du pays.
La Californie n'est peut-être qu'un tremplin pour Arnold Schwarzenegger...
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 27/02/2005
Pas grand-chose, malheureusement. Les informations les plus révélatrices ne se trouvent en effet pas dans les faits largement anecdotiques que nous présente la réalisatrice (le concours des candidats obscurs à la télé), mais justement dans l'absence d'un point de vue tangible sur l'Arnold. Tel un caméléon, il échappe même à la moindre interrogation, laissant juste l'impression derrière lui d'être un pantin qui sait se servir très habilement des médias. Car même s'il n'est pas présent à l'image, sa présence surplombe avec puissance tout le documentaire. Les autres participants se voient en effet obligés de se définir par rapport à lui, de mettre carrément en avant leurs défauts (le discours de l'épouse de l'ex-gouverneur qui souligne la fadeur de son mari) rien que pour le moindre espoir de pouvoir exister à côté de la machine médiatique et parfaitement huilée de Monsieur Univers, qui écrase tout sur son chemin.
Faute d'accès au sujet de son documentaire, la réalisatrice doit donc se contenter des miettes qui tombent du bus du Running Man. Mais à force de s'éparpiller dans des banalités gênantes (encore l'épouse de Gray Davis et son livre pour enfants) et des clins d'oeil un peu lourds (la musique au thème mafieux à chaque apparition de l'instigateur de la destitution), elle perd beaucoup de la pertinence de son propos. Certes, elle ne tombe point prisonnière du charme très superficiel de Schwarzenegger, mais son approche manque trop de clareté et de consistance pour proposer un changement valide dans notre conception de la politique américaine.
Vu le 26 février 2005, à l'Espace Saint Michel, Salle 2, en VO