Narco

Réalisé par Gilles Lellouche, Tristan Aurouet (2004)

Comédie
Narco
Durée 109 minutes
Sortie 01/12/2004
Note 4/10

Gustave Klopp est narcoleptique. Il s'endort n'importe où, n'importe quand, ses fréquentes crises de sommeil sont aussi brutales qu'inattendues. Si cette maladie constitue un véritable handicap pour sa vie professionnelle, elle lui permet cependant de vivre, dans ses rêves, des aventures inoubliables. À peine endormi, Gustave devient Klopp, un super-héros invincible et vengeur... Gus partage sa vie entre Pam, sa femme, qui tient une onglerie et qui rêve, elle, à des jours meilleurs, et Lenny Bar, son meilleur ami, karatéka approximatif, disciple inconditionnel de Jean-Claude Vandamme. Ce petit monde est prédestiné à une vie simple et pépère, dans une petite ville qui sent bon le bonheur et la sérénité. Mais Gus a décidé de " bouger son cul ", comme le lui a demandé si gentiment Pam, et a entamé une thérapie de groupe. Son psy, Samuel pupkin, a découvert que Gus transforme ses rêves en incroyables bandes dessinées. Aidé par Guy Bennet, un comique raté reconverti dans l'édition, ils décident de s'approprier l'oeuvre de ce génie méconnu. Pour cela, une seule solution, se débarrasser de Gustave Klopp.
(Source Allociné)

La critique

Par Tootpadu 04/01/2005

Cette ineptie somnolante représente tout ce qui nous déplaît dans le cinéma français. A commencer par la mise en scène d'une prétention de plomb, avec ses arrêts sur image, ses cadrages incongrus et sa voix-off agaçante. Cela continue avec un scénario d'un ennui mortel, déjà largement révélé par la bande-annonce. Sauf que les répliques des personnages sont encore plus pénibles à entendre pendant pratiquement deux longues heures, que dans le court condensé. Il nous a en effet été épargné d'entendre de tels lieux communs, à la tonalité complètement fausse, depuis le désastre d'Une vie à t'attendre. Le public visé par ces deux films diffère bien entendu considérablement, mais l'attitude faussement branché de celui-ci nous dégoûte autant que les sentiments en toc de celui-là.
En plus, les choix de casting étaient malheureusement en accord parfait avec le caractère insipide de la production. Guillaume Canet reste alors le jeune premier français le plus fade et insupportable, Zabou Breitman perd tout le capital de sympathie qu'elle avait accumulé avec Un monde presque paisible et surtout Se souvenir des belles choses et François Berléand nous sort une fois de plus ses grands airs d'homme d'affaires véreux. Le seul salut vient alors de Benoît Poelvoorde qui n'atteint certes pas la classe de son interprétation dans Podium, mais qui réussit néanmoins quelques instants presque hilarants. Ainsi, ses rencontres avec son idole représentent le seul moment où le film essaie au moins de se libérer de son fardeau d'artefacts pour créer un peu d'esprit.

Vu le 4 janvier 2005, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 24

★★★★☆☆☆☆☆☆ 4/10

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