Nicholas Nickleby
Réalisé par Douglas McGrath (2004)
| Durée | 130 minutes |
| Sortie | 20/10/2004 |
| Note | 6/10 |
Lorsque le père du jeune Nicholas Nickleby décède prématurément après un mauvais placement en bourse, le jeune homme se retrouve responsable de sa soeur, Kate, et de sa mère. Contraints d'aller en ville pour demander de l'aide à l'oncle Ralph, un riche homme de finances sans coeur, les trois survivants devront affronter la dure réalité de la vie, à l'opposé des idéaux familiaux du père. Alors que Kate se défendra tant bien que mal des avances des partenaires d'affaires véreux de son oncle, Nicholas est envoyé à la campagne pour assister le méchant Squeers dans son école pour garçons.
La critique
Par Tootpadu 02/11/2004
L'apport du scénariste et réalisateur Douglas McGrath n'apporte pas grand-chose à l'univers habituel de Dickens, marqué par les abus d'enfants et les adultes sans coeur. Cependant, et en dehors des réserves formulées plus haut, le portrait qu'il en dresse n'a pas non plus à pâlir en comparaison avec d'autres adaptations du maître anglais. L'emploi d'un langage vieux, mais pas vieillot, et des décors crédibles - toujours en référence à ce que l'on a déjà vu avant -permettent une immersion plaisante dans ce récit sur l'honneur et l'amitié.
Quant à l'interprétation, le personnage principal manque un peu de conviction et il ne rattrape pas entièrement cette lacune par son aspect physique séduisant. Dans toute l'illustre distribution, Christopher Plummer se démarque dans un rôle tout droit dans la lignée des vilains emblématiques de Dickens. Sans être révolutionnaire, son jeu permet au moins de soupçonner l'esprit tourmenté qui gouverne ses actions maléfiques.
Enfin, la compositrice Rachel Portman s'engouffre dans un chemin que grand nombre des ses confrères ont pris avant elle : celui des partitions interchangeables qui reprennent presque à la note près des thèmes couronnés de succès. Ainsi, la bande originale de ce film-ci ressemble de trop près à celle de L'Oeuvre de Dieu, la part du diable.
Vu le 2 novembre 2004, à l'Espace Saint Michel, Salle 1, en VO