Même pas mal ! - Dodgeball

Réalisé par Rawson Marshall Thurber (2004)

Comédie
Même pas mal ! - Dodgeball
Durée 92 minutes
Sortie 22/09/2004
Note 7/10

Peter LaFleur est le charismatique et sous-estimé propriétaire d'un club de gym, pompeusement appelé Avarage Joe's. Mais l'endroit attire les convoitises de White Goodman, une puissante figure du monde du sport, propriétaire du rutilant Globo Gym. Une banque commissionne une experte, Kate Veatch, pour s'infiltrer dans les rouages directionnels de l'Avarage Joe's afin de finaliser l'OPA de la petite salle de gym par le géant complexe de fitness. Mais c'était sans compter sur les charmes enfantins de Peter qui, rapidement, acquiert à sa cause la belle Kate. Une alternative se présente à eux pour sauver l'Avarage Joe's : se lancer dans une compétition de dodgeball avec pour adversaires les gros bras du Globo Gym.
(Source Allociné)

Les critiques

Par Tootpadu 22/05/2007

De nos jours, il est malheureusement devenu assez rare d'aller au cinéma et d'y voir une petite comédie rondement menée, sans prétention, sans trop de blagues salaces et sans trop d'eau de rose non plus. La découverte de ce succès américain du début de l'été nous a fait en conséquence le plus grand bien, tellement le divertissement est entier et léger en même temps. Follement déchaînée, l'action ne se prend en effet pas un moment au sérieux, caricaturant adroitement toutes sortes de travers de notre société. Que ce soient les puissants et méchants qui ont une maîtrise de la parole très délicate (suivez mon regard probablement un peu trop loin vers la Maison blanche), l'instruction bien bête et réac, l'intérêt prédominant pour toute chose en rapport avec le sexe, l'idéal d'un beau corps, tout y passe sans que l'analyse ne soit jamais d'un ton moralisateur.
Et même si certaines blagues tombent à plat (l'après-générique curieux, par exemple), le rythme du film, le mélange gagnant entre des petites choses dégueulasses et des remarques assassines, et le charme de la bande de perdants les rattrappent aisément. En effet, pour un groupe de personnages qui n'évolue pas tellement et dont la description est loin d'être révolutionnaire, l'équipe des messieurs Tout-le-monde atteint une consistance appréciable. A commencer par Peter, interpreté par un Vince Vaughn qui vole tout en douceur, mais pas moins déterminé, la vedette à Ben Stiller. Si l'on y ajoute les quelques cameos jubilatoires (seul celui de Lance Armstrong paraît maladroit), le résultats est des plus satisfaisants et divertissants.

Vu le 23 septembre 2004, à l'UGC Ciné Cité Bercy, Salle 33, en VO

★★★★★★☆☆☆☆ 6/10

Par Mulder 21/09/2004

Même pas mal (Dodgeball) surfe sur une nouvelle mode qui fait beaucoup d'adeptes outre-atlantique : le Dodgeball. Dans ce jeu, équivalent de "la balle aux prisonniers", deux équipes tentent de toucher le maximum d'adversaires avec une balle, chaque personne touchée étant faite prisonnière. Même pas mal marque au passage les retrouvailles des comédiens Ben Stiller et Vince Vaughn, déjà réunis à l'écran dans Starsky et Hutch. A nouveau, ils se retrouvent face à face, mais c'est désormais Vince Vaughn qui tient le rôle du héros bien sous tout rapports. Franchement, j’étais réticent au départ car la bande annonce était assez moyenne. Pourtant, le résultat vaut le détour, car non seulement nous avons droit à une comédie déjantée et réussie (genre anti-rambo) mais aussi à de bonnes interprétations notamment celle de Ben Stiller (à peine reconnaissable) et surtout celle de Vince Vaughn.

A première vue, ce film a tout pour faire fuir par son sujet, mais croyez moi, vous allez passer un moment très sympathique à condition de voir le film en version originale et d’être un fan de cinéma pour reconnaître quelques clins d’oeils évidents (Star wars 5, Ocean Eleven…). Malgré un démarrage assez lent, le film prend assez rapidement sa vitesse de croisière et réussit à nous faire tordre de rire par certaines idées grandioses (comme le petit documentaire éducatif en noir et blanc…)

On pourra aussi remarque que le bon film crétin est une denrée rare. Quand celle-ci explore le registre de la débilité assumée, la comédie est souvent poussive. Dodgeball est donc une vraie réussite de ce sous-genre. Le roi du politiquement incorrect a choisi le bon filon : impossible de rester de marbre devant cette farce en forme d'hymne à la crétinerie humaine. Avec les prestations de Ben Stiller, qui manie l'humour régressif avec bonheur, ce délire sportif est la partie la plus déconnante du film. La critique du système n'est pas toujours très piquante mais l'ensemble est largement réjouissant.

Ben Stiller a rarement donné autant de sa personne, son personnage, caricature ambulante des obsédés du fitness, personnifie toute l'incorrection d'un film sans pitié, sans retenue et sans cervelle. Quant à Vince Vaughn, de film en film, il devient une valeur sûre du cinéma, il est réellement à l’aise dans tous les genres (Psycho / Old Boy / The cell … )

Le film est donc à voir absolument et entre potes autour de bonnes bières…

Vu le 21 septembre à la séance de 20h00 salle 03 en vo au Gaumont de Disney Village

★★★★★★★☆☆☆ 7/10

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