Village (Le)
Réalisé par M. Night Shyamalan (2004)
Thriller horrifique
| Durée | 108 minutes |
| Sortie | 18/08/2004 |
| Note | 5/10 |
Une petite communauté isolée vit dans la terrifiante certitude qu'une race de créatures mythiques peuple les bois entourant le village. Cette force maléfique est si menaçante que personne n'ose s'aventurer au-delà des dernières maisons, et encore moins pénétrer dans les bois...
Le jeune Lucius Hunt, un garçon entêté, est cependant bien décidé à aller voir ce qui se cache par-delà des limites du village, et son audace menace de changer à jamais l'avenir de tous...
(Source Allociné)
La critique
Par Tootpadu 20/08/2004
Ce sixième film de M. Night Shyamlan a plus en commun avec une autre sortie de cette semaine (Lady Chance) qu'il ne paraît de prime abord. Evidemment, nous allons pas vous dévoiler la traditionnelle surprise de la fin, ni nous éterniser sur l'incohérence majeure du film. Toutefois, le réalisateur persévère dans sa voie des films à rebondissement, même si pour une fois, la fin ne justifie pas tous les moyens, ni, en d'autres termes, tout ce qui a précédé. L'histoire fonctionne en effet assez bien par elle-même pour pouvoir se passer de la double mise en abîme tant attendue. D'abord, parce que le personnage principal est une jeune femme (un changement appréciable après la virilité mise en question de Willis et Gibson), et ensuite, parce que le centre de l'histoire est une relation amoureuse relativement réussie. Il souffle en fait un petit air de L'Aurore sur ce plan brumeux au cours duquel le rapport entre les deux protagonistes se concrétise. Toutefois, ce ton romantique se fait malheureusement trop souvent rattraper par le versant horrifique du récit, qui a d'ailleurs une fois de plus, comme déjà dans Signes, tendance à trop montrer et insister sur les choses.
Effectivement, Le Village est tout à fait un film de Shyamalan avec ses longs plans à distance, qui ne rendent pas toujours service au spectateur. Certes, les recherches du cinéaste dans le domaine du regard et des distances dans le champ visuel sont remarquables, et encore accentuées par le handicap du personnage principal. Par contre, comme déjà lors de ses trois films précédents, le résultat final paraît bien trop froid et cérébral pour engager le spectateur émotionnellement. Ceci n'implique nullement qu'il n'y a pas de petits moments de frisson à sursauter de peur, cependant, la sècheresse apparente du style de Shyamalan couvre l'ensemble d'un voile d'ennui tenace.
Pour une distribution aussi illustre, il est étonnant de voir que la seule interprétation qui ne soit pas forcée et maladroite est celle de la jeune ingénue Bryce Dallas Howard. Elle vole allègrement la vedette à ses confrères plus expérimentés (Phoenix, Brody, Hurt, Weaver, Gleeson), et traduit le caractère fort d'Ivy avec suffisamment de conviction pour nous fournir à travers elle le seul point d'ancrage de notre intérêt.
Effectivement, Le Village est tout à fait un film de Shyamalan avec ses longs plans à distance, qui ne rendent pas toujours service au spectateur. Certes, les recherches du cinéaste dans le domaine du regard et des distances dans le champ visuel sont remarquables, et encore accentuées par le handicap du personnage principal. Par contre, comme déjà lors de ses trois films précédents, le résultat final paraît bien trop froid et cérébral pour engager le spectateur émotionnellement. Ceci n'implique nullement qu'il n'y a pas de petits moments de frisson à sursauter de peur, cependant, la sècheresse apparente du style de Shyamalan couvre l'ensemble d'un voile d'ennui tenace.
Pour une distribution aussi illustre, il est étonnant de voir que la seule interprétation qui ne soit pas forcée et maladroite est celle de la jeune ingénue Bryce Dallas Howard. Elle vole allègrement la vedette à ses confrères plus expérimentés (Phoenix, Brody, Hurt, Weaver, Gleeson), et traduit le caractère fort d'Ivy avec suffisamment de conviction pour nous fournir à travers elle le seul point d'ancrage de notre intérêt.
Vu le 20 août 2004, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 10, en VO
★★★★★☆☆☆☆☆
5/10