Le garçon et la bête
Réalisé par Mamoru Hosoda (2016)
| Durée | 118 minutes |
| Sortie | 13/01/2016 |
| Note | 6/10 |
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...
La critique
Par Nairolf 25/11/2015
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des bêtes, coexistent tant bien que mal. Un jour, Ren, un garçon solitaire, perd sa mère avec laquelle il vivait depuis le divorce de ses parents et refuse l’accueil de ses tuteurs légaux. Il décide de fuir et finit par se perdre dans le monde des bêtes. Là-bas, il fait la connaissance de Kumatetsu qui veut faire de lui son disciple afin de l’aider à combattre Iôzen, l’autre prétendant à la succession du seigneur du royaume des Bêtes.
Lors de la vision du teaser, pas de doute, nous sommes bien devant un dessin animé japonais comprenant toute l’originalité et le non-conformisme si chers aux réalisateurs nippons. Il faut dire que Les Enfants Loups, Ame et Yuki, précédente épopée lyrique de Mamoru Hosoda, avait placé la barre très haut. Nous étions donc en droit d’attendre un nouvel opus rempli de créativité et d’effets visuels chatoyants.
Au final, qu’en est-il ? Pour être franc, si la qualité de l’animation est au rendez-vous, composée notamment de très belles séquences en trois dimensions, le film dans sa globalité s’avère seulement… efficace. Ni plus ni moins. Entendons-nous bien, Le garçon et la bête est un film complet dans le sens où il est profondément humain, oscillant entre action, humour et émotions. Des personnages attachants, des images riches et denses, des séquences empreintes de maturité et de justesse comme on en voit assez peu dans les dessins animés – exception culturelle japonaise en la matière oblige.
Au premier abord, rien ne semble donc manquer à ce film, mélangeant de nombreuses thématiques qui ont fait leur preuve par le passé – parcours initiatique, transmission, etc. – auxquelles vient s’ajouter une touche mystique, bien connue des créations nippones. Hélas, ce septième film ne brille pas par son originalité face à ses prédécesseurs, du même réalisateur ou non. Pour les habitués de l’animation japonaise, la surprise ne sera donc guère au rendez-vous. Pour les autres, Le Garçon et la bête pourra représenter une porte d’entrée attrayante.
Vu le 23 novembre 2015, au siège de Gaumont, en VO