Blue Caprice
Réalisé par Alexandre Moors (2012)
| Durée | 94 minutes |
| Sortie | 30/11/2012 |
| Note | 6/10 |
Lee Boyd Malvo, un garçon de 17 ans délaissé, rencontre John Allen Muhammad en qui il voit une figure paternelle. Des liens se tissent et sans se méfier, le jeune adolescent est enrôlé dans un voyage à travers l’Amérique, qui se clôturera par le massacre de 10 personnes.
La critique
Par Mulder 31/08/2017
Ce film d'Alexandre Moors est le premier film projeté de la compétition officielle . Sur un scénario très prévisible de R.F.I. Porto, cette histoire n'a pas réussi à retenir totalement toute notre attention et le rythme trop lent rend celui-ci guère passionnant
L'action ici narrée repose sur la relation entre un jeune garçon de 17 ans (Lee Boyd Malvo) qui tentait de se noyer à Antigua et un père de famille divorcé (John Allen Muhammad). Ce dernier vivant à Washington ("le trou pas la Capitale") prendra ce jeune homme sous son aile et l'endoctrinera pour en faire un tueur calculateur. Sur leur route, Lee Boyd Malvo fera pas moins de dix meurtres.
Inspiré d'un fait divers datant d'octobre 2002,dix personnes seront ainsi tuées sur la route 95. Les deux protagonistes principaux utiliseront une Chevrolet Caprice pour commettre leur méfait (on notera que pour un souhait de réalisme, le véritable véhicule sera utilisé lors du tournage). Nous n’en saurons pas davantage sur ces deux personnages et encore moins sur leurs préoccupations réelles. Ce manque d’épaisseur rend le film malheureusement guère attractif.
L'approche sociologique du film donne certes un cachet à celui-ci mais cela ne suffit pas à nous convaincre totalement. Le film aurait ainsi gagné à reposer sur un scénario plus fouillé et nettement plus rythmé. La trop grande linéarité de ce film nous empêche de nous captiver malgré sa courte durée.
Le cinéma indépendant n'est certes plus un cinéma sans moyen dont l’inventivité permet de compenser la faute de moyens suffisant. Dans le cas présent, ni la réalisation trop traditionnelle, ni l’interprétation trop basique n'ont réussi à retenir notre attention.
Vu le 31 aout 2013, au C.I.D., Deauville, en VO