Véritable histoire de Jerry Lewis (La)
Réalisé par Gregg Barson (2014)
| Durée | 116 minutes |
| Sortie | 04/11/2014 |
| Note | 6/10 |
A 85 ans passés, Jerry Lewis est toujours aussi jeune, dynamique et charismatique dans l’exercice de ce qu’il fait de mieux, la comédie. Après des débuts dans le domaine de son père, le music hall, Lewis avait remporté un succès extraordinaire pendant les dix ans de sa collaboration avec Dean Martin. Par la suite, il était l’une des plus grandes vedettes de la Paramount, où il produisait et réalisait quelques unes des comédies les plus visionnaires des années 1950 et ’60. Son humour intemporel fait toujours recette, puisqu’il vient de terminer sa dernière tournée.
La critique
Par Tootpadu 05/09/2012
D’où l’intérêt de ce documentaire très classique, qui permet néanmoins de faire un tour presque exhaustif de ce qui distingue ce roi de la comédie physique. A l’exception notable de son travail humanitaire, sans doute laissé de côté à cause des récents démêlés entre l’activiste et les nouveaux organisateurs du téléthon, tous les aspects de la longue carrière de Jerry Lewis y sont traités. Depuis ses débuts aux côtés de son père exigeant et généreux à la fois, en passant par l’hystérie publique que provoquait son partenariat mythique avec Dean Martin, jusqu’à son travail en solo d’homme orchestre qui a changé durablement la façon dont on conçoit les comédies.
Faute de contemporains de cet octogénaire qui a connu de nombreux problèmes de santé – eux aussi passés sous silence –, ce sont les professionnels hollywoodiens d’aujourd’hui qui rendent hommage à Jerry Lewis. Alors qu’il est plutôt touchant d’entendre Eddie Murphy, Woody Harrelson, Billy Crystal ou Steven Spielberg parler de leur idole, leurs interventions ne font qu’accentuer encore un peu plus le ton solennel auquel la mise en scène de Gregg Barson cède trop facilement. Ce documentaire est par conséquent une hagiographie exemplaire, informative, divertissante et par intermittence passionnante, mais nullement à la recherche d’autre chose qu’une consécration convenue de l’artiste apparemment sans faille.
Vu le 4 septembre 2012, au C.I.D., Deauville, en VO