Emergo
Réalisé par Carles Torrens (2011)
| Durée | 80 minutes |
| Sortie | 30/11/2011 |
| Note | 4/10 |
Le docteur Helzer et son équipe de parapsychologues sont invités dans l’appartement qu’Alan White occupe avec ses deux enfants depuis la mort de sa femme dans un accident. D’étranges phénomènes s’y produisent que les chasseurs de fantômes professionnels enregistrent avec leur matériel haut de gamme. Au fur et à mesure qu’ils s’approchent de la vérité sur l’origine de cette demeure hantée, les apparitions se font de plus en plus violentes.
Les critiques
Par Mulder 07/02/2012
L'histoire est toujours la même : un groupe de pseudo scientifiques vient dans un appartement dans lequel vit une personne possédée et sa famille. Leur objectif est de déceler la présence de cette force maléfique en présence. A force d'effets visuels le plus souvent guère épouvantables (bruits suspects, portes claquantes), le réalisateur essaye de faire naître la peur chez le spectateur, mais sans aucune réussite, étant donné que les variations sont toujours les mêmes et que les effets ont tellement été utilisés que la peur du spectateur n’est pas atteignable. Dans le cas présent, rajoutez une interprétation assez mauvaise d'un maigre casting et vous obtiendrez un film décevant.
Au lieu de louer le DVD de ce film (aucune chance qu’il passe par la case cinéma), louez plutôt les classiques indémodables du genre, soit L’Exorciste de William Friedkin et Poltergeist de Tobe Hooper. A cette époque-là, les réalisateurs arrivaient encore à nous faire peur et à nous faire cauchemarder.
Vu le 27 janvier 2012, à l’Espace Lac, Gérardmer, en VO
Par Tootpadu 30/01/2012
L’équipe arrive sur place, s’installe et devient le témoin involontaire du dysfonctionnement de la cellule familiale. Rien de folichon jusque là, mais ce qui suit ne nous met malheureusement pas davantage en émoi non plus, faute d’originalité du côté de la mise en scène du jeune Carles Torrens. Cette dernière énumère presque imperturbablement les passages obligés du genre, sans leur apporter une touche personnelle en mesure de nous permettre de distinguer ce film très moyen – à l’exception notable d’une ellipse de montage qui passe directement de l’agitation nocturne au calme trompeur du petit-déjeuner – du reste de ses confrères aux caractéristiques interchangeables. Aucun indice ne laisse en effet supposer qu’il faudrait comprendre ce film autrement qu’à un premier degré aussi prévisible qu’ennuyeux.
La première petite déception de ce festival de Gérardmer rejoint ainsi curieusement la seule bonne jusqu’à présent, à savoir The Incident de Alexandre Cortès, en ce que ces deux exercices de style, tournés en anglais afin de ressembler encore un peu plus aux produits de l’usine hollywoodienne, montrent respectivement comment il faut entreprendre pareil projet, ou, au contraire, ce qu’il vaut mieux éviter pour n’être guère plus qu’une pierre supplémentaire à la sépulture d’une sous-forme de frayeur filmique, dangereusement près de sa date de péremption.
Vu le 27 janvier 2012, à l’Espace Lac, Gérardmer, en VO